Par Sylviemojo
Montréal, petit village perché bourguignon non loin d’Avallon, fut une riche seigneurie du XIe au XIIIe siècle.
Les Anséric, seigneurs du lieu sont alors les vassaux de deux importants voisins, le duc de Bourgogne et le comte de Champagne.
Des fortifications sont élevées, car ce village, alors bourg prospère était un lieu de commerces et de foires qui éveillait bien des appétits, en particulier, celui du duc de Nevers qui l’assiégea à plusieurs reprises sans succès.
Il existe encore deux belles portes et quelques vestiges de ces ouvrages, que je vous propose de découvrir.
La "Porte d'en Bas" Plus de herse, ni de pont-levis, juste le vestige d'un bel assommoir, il permettait aux assiégés de verser de l'eau bouillante ou de lourdes pierres sur les assaillants. .
Quelques maisons remarquables
Un pan de fortifications et la base d'une échauguette ont survécu aux siècles.
Nous montons, en nous retournant, nous apercevons le point de vue entre le toit des maisons.
De belles tours d'escalier d'époque Renaissance.
Enfin, profitons des points de vue !
Nous arrivons également à la "Porte d'en Haut" entrevue au début de l'article. Elle a la particularité de servir de clocher à l'église toute proche, qui, elle, a perdu le sien.
Un premier clocher ajouté s’effondre en 1704, après une tempête, un autre, reconstruit, s’étant mis à pencher, toujours à cause des vents violents, est détruit sur le conseil de Viollet le Duc qui œuvre, au XIXe, à la restauration de l’édifice en piteux état. Les cloches trouvent leur place sur LA PORTE D'EN HAUT, nous les apercevons ici.
Nous découvrons la collégiale Notre-Dame, construite au XIIe par Anséric II, à son retour de croisade. Elle est d'abord chapelle castrale, et, ne devient paroissiale qu’au XVIIe, à la demande des villageois qui refusent d’aller à la messe dans l'église d'un village voisin.
Montréal devient possession du duché de Bourgogne fin XIIIe, puis de la France en 1477 quand la Bourgogne intègre le royaume de France. Malgré tout, les chanoines de Montréal continuent à œuvrer pour la collégiale, l’entretiennent et y organisent des pèlerinages.
La Révolution déclare la collégiale bien national, elle devient temple de l’être suprême. Mais les paroissiens de Montréal restent malgré tout assez fidèles à la religion catholique, même si l’église subit quelques transformations et amputations.
Le tympan sculpté a disparu pour laisser place à un texte en hommage à l’être suprême, texte dont on devine à peine l’existence aujourd’hui.
Ces stalles de bois, magnifiques, ont pour origine, un don que fit François 1er aux chanoines, en récompense de leur accueil lors de sa venue à Montréal.
Calvaire du XIVe, retrouvé enterré dans le cimetière, pierres tombale des premiers seigneurs de Montréal, lutrin et chaire du XVe complètent le mobilier.
site officiel de Montréal ( 89) Bourgade médiévale au coeur de la Bourgogne, qui se visite à pied et où il est agréable de séjourner
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