Par Sylviemojo
Riche d'un important patrimoine religieux et civil en très bon état de conservation, Beaune méritait bien que nous y fassions une seconde visite. Cette fois, nous consacrons toute notre journée à cette ville, bien décidés à en voir le maximum, tout en sachant, qu'il nous sera impossible de tout faire.
Même si notre déambulation n'a pas débuté par les Hospices, je ne peux que commencer mon article, par ce monument emblématique de Beaune, fondé au XVe siècle par le chancelier Rolin et connu, aujourd'hui, dans le monde entier.
Pour la mise en place d'un personnel dévoué chargé des soins, Nicolas Rolin fit appel aux hospitalières issues de l'hôpital Saint-Jacques de Valenciennes, connues pour leur efficacité. (informations des panneaux de visite)
La salle des "pôvres"
La chapelle principale prolonge la salle des "pôvres" chacun pouvait ainsi, assister à la messe de son lit.
Le polyptyque dont les photos suivent était à l'origine exposé au-dessus de l'autel de la chapelle. Pour des raisons de conservation et de sécurité, il est désormais exposé dans une salle aménagée spécialement.
Les commentaires sont ceux du site du musée.
Le retable ouvert
Le Christ, Juge Suprême, majestueux dans sa robe pourpre, sa main droite levée, fait signe aux élus «Venez à moi les bénis de mon Père…» A l'inverse, sa main gauche est abaissée en signe de désapprobation : «Ecartez-vous de moi, maudits dans le feu éternel…» Aux pieds du Christ : les quatre anges annonciateurs du Jugement Dernier entourent l'Archange saint Michel. Resplendissant dans le contraste de sa robe blanche et de son manteau écarlate, le visage impassible, il pèse les ressuscités.
Musée des Hospices de Beaune
Le retable fermé
Nicolas Rolin et Guigone de Salins, agenouillés en prière, se font face, tandis que sont représentés en trompe-l’œil : l'Annonciation, saint Sébastien (patron de chevalerie du Chancelier) et saint Antoine (patron de l'Hôtel-Dieu et de Guigone de Salins) suivi de son cochon.
Musée des Hospices de Beaune
Salle St-Hugues, de petite taille, une des deux salles réservées aux malades.
Les cuisines
Cette grille (XVIIIe) communique avec la cour des Fondateurs, située aujourd'hui, au coeur d'une maison de retraite où est érigée une statue du chancelier
Entrons dans l'apothicairerie.
Les alambics servaient à distiller les fleurs ou les plantes qui entraient dans la fabrication des remèdes.
En 1788, il est décidé de mieux former les sœurs puis, plus tard, de se passer de leurs services.
" A ses débuts, et jusqu'au XVIIIe siècle, l'équipe de l'apothicairerie était probablement composée d'une sœur responsable, d'une sœur plus jeune en apprentissage chargée de la seconder et d'une servante.
L'apprentissage de l'art de soigner étant délicat, les sœurs apothicaires étaient choisies par la maîtresse et ne changeaient pas de fonction comme les autres sœurs (...)
Durant la seconde moitié du XVIIIe, la pharmacie de l'Hôtel-Dieu est placée sous la responsabilité d'un apothicaire de la ville, chargé moyennant un important salaire de vérifier la fabrication des médicaments. (...) "
Panneau de visite
Beaune étant une ville très touristique, nous n'étions, bien entendu, pas seuls à faire cette visite, mais les conditions étaient bien plus agréables que la fois précédente et nous avons pu profiter pleinement de chaque pièce.
Faisons maintenant le tour de la ville et commençons par une partie des fortifications. (entourées de très jolis jardins qui occupent les fossés).
Les bâtiments, immenses, sont souvent occupés par des maisons de propriétaires récoltants ou des négociants en vin.
Viennent ensuite les chapelles, et autres édifices rencontrés au fil des rues.
Ancienne chapelle de l'Oratoire XVIIe et XVIIIe
L'Hôtel de Ville dans l'ancien couvent des Ursulines (XVIIe et XVIIIe)
Chez un propriétaire négociant en vin, la chapelle des Jacobins
Quelques maisons ont attiré notre attention, impossible de tout vous commenter.
Un beffroi du XIVe
De style roman bourguignon, principalement, la basilique Notre-Dame, ancienne collégiale, fut construite à partir du XIIe et remaniée les siècles suivants, jusqu'au XVIIe.
Accolés à Notre-Dame le cloître de l'ancien chapitre (XIIIe) et quelques bâtiments érigés pour les chanoines.
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