Par Sylviemojo
Depuis le pont sur le Cosson, voici la première vue que l'on découvre en arrivant, Chambord et sa "forêt" de cheminées. En photo, c'est très beau, mais sur place, c'est plus encore, c'est impressionnant.
Chambord, vous le voyez, en ce moment dans les médias, entouré par les eaux du Cosson qui a largement débordé, pour ma part, je vous propose une balade, où tout était paisible et sec.
Je me rappelle de ce jour où nous étions partis dans la brume, accompagnés tout au long de la route, par ses longs rubans blancs s'étirant dans les champs alentours. Malgré tout, le soleil perçait par moment, ce qui présageait d'une journée agréable. Vous allez voir que la lumière d'hiver, beaucoup moins dure que celle d'été, donne de bien belles images.
Commençons la visite. Nous sommes en Sologne, à quelques kilomètres de Blois. Le domaine de Chambord est la plus grande enceinte de France, trente deux kilomètres de murs ceinturent plus de cinq mille hectares.
Le Cosson, canalisé, bien rectiligne, alimente les douves du château.
A l'origine, le domaine de Chambord était une zone de marécages insalubres infestés de moustiques qui propageaient le paludisme.Tout y a été drainé et canalisé pour que François 1er, suivi de la cour, puisse venir y chasser (quelques jours, répartis tout au long de son règne).
Le château sort de terre à partir de 1519, mais le chantier ne fut achevé que pendant le règne de Louis XIV en 1685.
Le Causson
Voyez les communs, bâtiments bas qui donnent sur les douves.
Les cuisines y étaient installées, aujourd'hui, l'accueil du musée et une unité de gendarmerie à cheval ont remplacé les marmitons. Dommage, si les cuisines étaient à l'échelle du château...
De loin, les communs s'intègrent dans l'architecture du château sans le masquer.
Entrons dans la cour et admirons les façades, les cheminées. Remarquez les différences de styles qui correspondent aux différentes époques de construction.
Les splendides escaliers.
La suite de la visite dans un autre article.
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