Par Sylviemojo
Nous partons en Bourgogne du sud, pour une grande journée essentiellement consacrée à la visite des églises romanes, puis à la découverte de cités au riche patrimoine civil. Nous sommes dans le Charolais, grande région d'élevage, près de Digoin, au plus loin que nous puissions aller en une journée.
Partis de Seine-et-Marne, le matin, avec un temps très gris, nous rencontrons quelques averses, mais, une fois passée la Loire, le ciel s'éclaircit et le soleil nous accueille, ouf ! Nous avions emporté une "petite laine" au cas où, mais rien en prévision de la pluie.
Notre première étape est incontournable lorsque l'on aime les églises romanes et que l'on visite la région. La basilique de Paray-le-Monial, contemporaine de Cluny, reste plus modeste mais, n'en demeure pas moins impressionnante. Le centre ville est également intéressant avec quelques belles maisons d'époque Renaissance bien mises en valeur.
Faute de temps, nous choisissons de ne pas nous attarder d'avantage, mais, une journée complète ne serait pas de trop pour faire une visite complète des musées, parcs, jardins et autres églises de la ville.
La première chose que l'on remarque en découvrant cette église, c'est la belle couleur dorée de sa pierre, couleur changeante selon son exposition à la lumière du soleil. En y pénétrant, c'est encore la couleur et la lumière qui dominent, comme on est loin de nos tristes églises grises.
En contemplant ce chef d'oeuvre de l'art roman, si bien mis en valeur par sa récente restauration, je me suis imaginée comment pourrait être l'église prieurale si sombre de la Charité-sur-Loire, dont les murs sont aujourd'hui verts par endroit, inondés par la pluie....
Le porche d'entrée est entouré de deux tours qui furent bâties à deux époques, ce qui explique leurs différences d'architecture. La droite, datée du XIe, étant la plus ancienne, la gauche faisant partie d'un projet de reconstruction de l'église qui resta inachevé.
Ce porche resta muré pendant trois cents ans. En 1861 et 62, Eugène Millet, disciple de Violet le Duc, le remet en valeur.
Les deux piliers ont été refaits au XIXe, selon leurs modèles du XIe.
La nef, lumineuse et si haute... Une statue monumentale de Saint Pierre (reproduction de celle de la basilique de Rome.
Quelques chapiteaux
Dans le chœur, sur le plafond en cul de four, une peinture du XVe représente le Christ en majesté.
La seule chapelle gothique de la basilique. Robert de Damas Digoine, seigneur local obtint, fin XVe, l'autorisation de transformer l'absidiole primitive en chapelle funéraire pour sa famille
Un exemple de vitrail. Aucun n'est d'origine, la Révolution les ayant tous fait disparaître. Ceux-ci sont du début du XXe.
Ce bénitier serait la fontaine du premier cloître. XIe, XIIe.
Le portail nord du transept servit un temps d'entrée principale, quand le porche était muré.
Le chevet et les absidioles, remarquez la chapelle gothique, à gauche, qui a remplacé l'absidiole romane.
Façade XVIIIe du prieuré.
Le cloître est joli, mais on a un regret tout de même pour le cloître roman qui a disparu, surtout quand on en voit le dernier vestige encore visible, le portail qui communique avec la basilique.
A droite du prieuré, la dernière tour du palais abbatiale.
Sans le panneau de visite, pas sûr que nous ayons vu ce détail.
Quelques maisons Renaissance du centre ville.
L'Hôtel de ville, actuellement en restauration, est en partie échafaudé.
"L'hôtel de ville est installé depuis 1862 dans ce bel hôtel particulier.
Le marchand Pierre Jayet fit construire, entre 1525 et 1528, une façade de style Renaissance, plaquée sur des structures plus anciennes. Son éclat était sans doute rehaussé par des polychromies. De nombreux médaillons sont sculptés, notamment les portraits de Pierre Jayet et de son épouse.
Les poupons, caractéristiques de la sculpture ornementale bourguignonne du début du XVIe, tiennent armoiries et devises familiales. Les balustres au-dessus de la porte, les coquilles décoratives et les putti musiciens sont influencés par l'art italien."
Texte du document de visite de l'office de tourisme.
Tour Saint-Nicolas XVIe et XVIIe
"Ancienne église paroissiale consacrée en 1535, son architecture s'enrichit d'un clocher massif vers 1549.
La tourelle, perchée en encorbellement sur le pignon, porte le millésime de 1658. Elle fut réduite à son volume actuel au XIXe siècle avec la suppression de l'abside et des chapelles latérales. C'est l'installation de l'horloge qui, déclarée d'utilité publique, évita la destruction de la tour.
Le culte fut supprimé à la Révolution, puisque l'église des moines (actuelle Basilique) devint alors église paroissiale.
Au fil du temps, l'édifice a connu diverses fonctions comme prison, corps de garde ou maison commune. Elle abrite aujourd'hui des expositions."
Texte du document de l'office de tourisme.
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