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Troyes

Troyes

Une première balade dans cette belle ville de l'Aube où nous retournerons car nous sommes bien loin d'avoir eu le temps de tout visiter en une fois.

En arpentant les rues de Troyes, on ne sait où poser les yeux, les maisons à pans de bois sont partout, pas dans une rue ou deux, mais dans tout le centre ville, des rues entières.

Ces maisons sont parfois du Moyen-Age mais la plupart datent de la Renaissance, reconstruites après le grand incendie de 1524 qui détruisit en partie la ville. Toutes ont des quadrillages de colombages différents, des toitures différentes, avec ou sans avancées, des sculptures en façade. Un grand effort est fait pour en restaurer le maximum. Je vais, ici, vous présenter les plus belles, mais elles ne sont, bien sûr, pas toutes en aussi bon état.

Nous avons également rencontré quelques maisons en pierre et brique, construites par des gens fortunés qui se pensaient plus en sécurité dans des maisons sans bois.

Sinon, pourquoi toutes ces maisons à ossature bois à Troyes ? Parce que les anciens, plein de bon sens, utilisaient les matériaux disponibles sur place.

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Troyes ne recèle pas seulement les maisons à pans de bois, elle est aussi la ville aux dix églises dont une cathédrale et une basilique.

" Consacrée basilique en 1964, c’est un pur joyau de l'art gothique. Peu de cités de France peuvent se vanter d’avoir donné un pape à la chrétienté. La Champagne fait exception, avec deux pontifes :

  • Urbain II, né en 1042 à Châtillon (Marne),
  • et Urbain IV, né en 1185 à Troyes dans une maison qui disparut pour faire place à l’église Saint-Urbain

Le futur Urbain IV se nomme Jacques Pantaléon ; fils d’un savetier troyen, il fait des études sommaires à l’École de la cathédrale, puis part apprendre la théologie à la Sorbonne (Paris) autour de 1200. Chanoine à Langres, archidiacre à Liège puis à Laon, évêque de Verdun, chapelain du Vatican et légat du pape en Pologne, il est nommé patriarche de Jérusalem en 1255.

En 1261, alors qu’il n’est pas encore cardinal, il est élu pape et prend le nom d’Urbain IV. Néanmoins, il ne s’installera jamais à Rome : il est mort et enseveli dans la cathédrale Saint-Laurent de Pérouse en 1264, alors qu’il avait émis le vœu d’être inhumé à Troyes dans sa chère église.

Le pape Urbain IV n’a en effet jamais oublié sa ville natale : dès 1261, il décide de faire bâtir sur le site de l’ancienne échoppe de son père une superbe collégiale (église de chanoines sous son autorité). Il en confie la construction à l’architecte Jean Langlois et lui envoie à cette fin une somme fabuleuse.

Les travaux débutent aussitôt, en dépit de l’opposition farouche des sœurs de l’abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains, mécontentes de voir une nouvelle église se construire sur leur juridiction. Elles iront jusqu’à rosser les ouvriers et saccager le chantier ! La collégiale Saint-Urbain n’est consacrée qu’en 1389, encore inachevée, et le haut de la nef n’est terminé qu’à la fin du XIXe s. par l’architecte Selmersheim, en respectant le plan d’origine. Chef-d’œuvre de l’art gothique par ses superbes proportions, ses dentelles de pierre et ses immenses verrières, Saint-Urbain est appelée « le Parthénon de la Champagne ».

Le vaste portail, couvrant toute la partie occidentale de l’édifice, est achevé en 1905, mais le tympan, sur lequel figure un magnifique Jugement dernier, date du XIIIe s. En entrant dans l’église, on est saisi par l’élégance, la sobriété et la luminosité du lieu. Le transept et le chœur d’une étonnante légèreté ont conservé leurs magnifiques vitraux d’origine, datés d’environ 1270 et restaurés en 1992 par les ateliers troyens Le Vitrail. La statuaire est elle aussi admirable, notamment la célèbre Vierge aux Raisins (chapelle du bas-côté sud) dont la finesse et le recueillement sont typiques de l’École troyenne du XVIe s. En 1935, les restes d’Urbain IV sont transférés dans l’église, qui reçoit le titre de basilique en 1964."

Texte de l'office de tourisme de Troyes :

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La basilique Saint-Urbain, est l'église que nous avons préférée, peut-être à cause de ses vitraux très lumineux qui ne ressemblent pas à ceux que l'on voit habituellement.

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Cuve baptismale XVe, vitraux de l'école de Troyes du XIIIe, basilique Saint-Urbain

 

" Saint Remy, évêque de Reims, a converti et baptisé le premier roi des Francs, Clovis, en 496, après sa victoire sur les Alamans à la bataille de Tolbiac (Zutphen, au sud de Cologne), contribuant ainsi largement à christianiser la région.

L’église Saint-Rémy est l’une des plus anciennes de Troyes : son existence est avérée dès le Xe s. elle se trouve alors hors des murs de la cité. La paroisse dépendait des chanoines de la cathédrale. Englobée dans la nouvelle enceinte construite au XIIIe s. Saint-Remy connaît de multiples agrandissements et transformations.

Elle reçoit de nouveaux vitraux payés par de riches familles troyennes. Le clocher du XIIe s. est rénové en 1360. Sa flèche, couverte d’ardoises et haute de 62 mètres, est vrillée selon une technique de construction courante dans la région. Le portail du XVe s. est abrité sous un porche de bois qui a remplacé au XIXe s. l’ancien narthex (portique d’entrée). Sur la tour est peint un cadran d’horloge, entre les représentations de saint Remy et de sa mère. Le cadran solaire date du XVIIIe s. L’intérieur de l’église est éclairé de larges baies gothiques trilobées. On peut y admirer plusieurs tableaux du peintre troyen Jacques de Létin (1597-1661) et, au-dessus du maître-autel, le célèbre Christ en bronze de François Girardon, sculpteur troyen (1628-1715) à qui l’on doit aussi les fontaines du château de Versailles.

Menacée de destruction, l’église est sauvée de la démolition par les protestations des habitants et classée Monument historique en 1908."

Texte de l'office de tourisme de Troyes

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Église Saint-Rémy 

"C’est probablement l’évêque saint Loup qui fait édifier au Ve s. une première cathédrale ici-même, dans l’angle sud-est du castrum (citée fortifiée). Elle est cependant presque totalement détruite en 890 quand les Normands incendient Troyes.

À la fin du Xe s., après une longue période de troubles, Milon, quarante-quatrième évêque de Troyes, fait relever l’édifice dans le style roman. Mais un nouvel incendie ravage une grande partie de la cité en 1188 et cette deuxième cathédrale (située à l’emplacement de l’actuelle) est gravement endommagée.

Une ère de ferveur chrétienne et d’innovations techniques lance l’art gothique ou art ogival en France au XIIe s. : à partir de 1198, les évêques Garnier de Trainel, puis Hervée (représentés sur un vitrail du XIIe s., dans le chœur), entreprennent de construire l’une des plus grandes et des plus belles cathédrales de France, en commençant par les chapelles du chevet, sur l’emplacement des anciens remparts gallo-romains.

Le transept est construit en 1260 et les premières travées de la nef à partir de 1310, mais la Guerre de Cent Ans (1337-1453) interrompt les travaux. Au XVIe s., les ultimes travées sont construites sur le site de l’ancienne église. La façade ouest, chef d’œuvre de Martin Chambiges, maître maçon parisien, est achevée en 1554 avec la base de la tour Saint-Pierre (celle-ci ne sera terminée qu’en 1634). Durant leur édification, huit logettes sont accolées à l’édifice, à l’usage des ouvriers et tailleurs de pierre. Elles sont remplacées au XIXe s. par des étals où l’on vendait du pain. La tour Saint-Paul, elle, ne sera jamais élevée en raison d’une crise de la foi et d’un manque de financement. Erigée en plus de 400 ans, la cathédrale illustre les étapes du style gothique, rayonnant et flamboyant, mais l’ensemble est très homogène et admirable tant à l’extérieur qu’à l’intérieur.

De 114 m de long et 28,50 m d’élévation, c’est l’une des plus célèbres de France pour son élégance, la qualité de ses sculptures, de ses œuvres peintes, de ses tapisseries et tout particulièrement de ses vitraux classés (1 500 m2). Dans le chœur, des vitraux du XIIIe s. représentent entre autres Marie, saint Jean, divers épisodes de la Bible et des personnages du Moyen Âge, dans la nef, on peut remarquer l’Arbre de Jessé (± 1500), et dans le bas côté nord de la nef, le Pressoir Mystique (1625) de Linard Gonthier, célèbre maître verrier troyen (1565-1642).

Les stalles du chœur, en bois sculpté (XVIIe s.) proviennent de l’abbaye de Clairvaux, ainsi que les célèbres grandes orgues (XVIIIe s.). La cathédrale conserve un remarquable trésor, constitué à partir de 1204 (pillage de Constantinople par les Croisés), qui inclut un ensemble exceptionnel de châsses (dont celle du chef de saint Bernard de Clairvaux, restaurée par Viollet le Duc), de reliques, d’émaux (reliquaire de saint Loup, XVIe s.) et autres pièces d’orfèvrerie, dont un coffret byzantin en ivoire pourpré (XIe s.) et les aumônières des comtes de Champagne (XIIIe - XIVe s.).

C’est dans cette cathédrale qu’est juré en 1420 le «Honteux Traité de Troyes» qui donne la couronne de France à Henri V d’Angleterre. Le 10 juillet 1429, dans ce même lieu, Jeanne d’Arc obtient l’allégeance de la ville au jeune Charles VII pour « bouter les Anglais hors de France », comme le signale une plaque au bas de la tour.

De cette même tour s’est envolé en 1536 Denis Bolori, horloger troyen d’origine italienne qui avait mis au point des ailes articulées grâce auxquelles il s’est maintenu dans les airs plusieurs minutes, avant de s’écraser à 1 km vers l’est, à Saint-Parres-aux-Tertres. Un pionnier méconnu de l’aéronautique !

Texte de l'office de tourisme de Troyes

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Cathédrale Saint-Pierre, Saint-Paul où se déroulait un concert d'orgues.

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Maison de chanoines du XIIIe

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Hôtel-Dieu

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