Par Sylviemojo
L'abbatiale du XIIe, son portail principal.
Deux portails latéraux
La nef est élancée et claire, elle comporte une seule travée, elle est surmontée d'une toiture en dôme.
A l'époque des moniales, la nef était coupée par une clôture qui les séparait des visiteurs et hôtes de marque qui venaient à l'abbaye assister aux offices.
A l'époque carcérale, l'abbatiale était divisée en un gigantesque dortoir de cinq étages.
Les gisants des souverains d'Angleterre, au milieu de la nef Ce sont les quatre rescapés de la Révolution qui représentent :
Ces gisants ont été reconstitués et restaurés à Versailles, jusqu'au début du XIXe, ils étaient parmi les pierres amoncelées au sol. Il fut évoqué à plusieurs reprises la possibilité d'une translation à l'abbaye de Westminster.
Le chœur
Quelques restes de décors peints du XVIIe
Le cloître, et ses galeries réaménagées au XVIe, par l'abbesse, Louise de Bourbon.
Nous voici dans la magnifique salle capitulaire
Également réalisée selon la volonté de Louise de Bourbon au XVIe, on est loin de la simplicité cistercienne. Les peintures représentent des thèmes religieux dans lesquels ont été insérés les portraits de certaines moniales et abbesses. Bas et hauts-reliefs ornent le portail de la salle.
La salle capitulaire est un lieu important, on y lit la Règle, on prend des décisions sur la vie de la communauté, chacun peut donner son avis.
La chapelle Saint-Benoît du XIIe est celle de l'infirmerie.
On y amenait les moniales mourantes et y célébrait les offices funèbres. Pas de vue générale possible, la nef était encombrée des grands panneaux d'une exposition !
Le chevet de l'abbatiale
Le grand dortoir, à gauche, une chapelle tronquée de son clocheton lors des aménagements de la prison.
Et une exposition, qui nous gâche la perspective....
Le réfectoire
L'univers carcéral
Continuons par la visite des cuisines qui furent sans doute un fumoir pour le saumon.
Pas de meilleur moyen de conserver, pour l'année, ce poisson qui remontait, une fois l'an, la Loire. Rappelez-vous que dans les abbayes, pour respecter la Règle, on ne mange pas de viande., il y eut jusqu'à six-cents moniales dans ce prieuré, autant de bouches à nourrir et beaucoup de poissons à fumer !
A l'intérieur, les cônes en bois, œuvres d'un artiste contemporain, sont censés être les répliques des toits. Nous détestons le principe de cette intrusion dans un monument qui se suffit à lui seul.
Ainsi s'achève la visite de cette abbaye, nous partons ensuite pour une courte incursion en centre ville, avant de rejoindre notre prochaine destination.
L'église paroissiale Saint-Michel où l'on voit un retable qui était à l'origine dans l'abbatiale
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