Par Sylviemojo
Pour ces journées du patrimoine, nous avons choisi un site industriel historique qui est, à cette occasion, ouvert dans sa totalité. Forge, cour privée et jardin, se visitent librement ou guidé, au choix.
Quelques mots sur le comte de Buffon, (1707- 1788) né à Montbard, de noblesse de robe, touche à tout, il publie de nombreux ouvrages d'histoire naturelle sur les quadrupèdes, les oiseaux, les minéraux, la nature en général. Il est élu à l'académie des sciences, à l'académie française. Il est aussi intendant du "jardin du roi", que vous connaissez certainement, c'est le "jardin des plantes".
C'est en 1768 que Buffon s'engage dans la création d'une forge sur ses terres. Il expérimente depuis quelques années de nouvelles techniques chez des maîtres forgerons de la région, mais souhaite encore améliorer les procédés de fabrication du fer et en faire commerce.
Sur place, il a l'eau, (pour sa force motrice) le bois, (pour le charbon), et le minerai à quelques km, tous nécessaires à son projet.
Dès 1777, la forge est affermée à un maître de forge, en 1860 elle est vendue.
En 1866, une crue met fin à l'aventure sidérurgique, le site se transforme en cimenterie jusqu'en 1913.
Une grille d'époque, forgée avec le fer de la Grande Forge
Bâtiment de stockage des barres de fer, produits semi finis. Les portes faisaient toute la hauteur de la voûte.
Il faut imaginer cette cour, sans arbre, poussiéreuse, minérale, bruyante, envahie de fumée... En arrière plan, le pigeonnier et les logements ouvriers, composés d'une pièce par famille.
Nous quittons la cour, passons le pigeonnier sous une pluie battante et entrons dans le jardin. Nous y trouvons refuge quelques temps sous un hangar.
L'orangerie abritait à l'époque de la forge deux baignoires réservées aux ouvriers, un réel confort pour l'époque.
Nous sortons du jardin et reprenons la cour pour visiter la forge.
Le haut Fourneau
La grande roue qui active les soufflets
Reproduction des soufflets du XVIIe siècle.
La forge d'affinerie
Ce martinet de platinerie servait à forger des socs et versoirs de charrues. (Il provient des usines Wendel en Moselle, a fonctionné jusqu'en 1920)
La fenderie, au fond la forge maréchale.
La petite roue du martinet de la fenderie.
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