Par Sylviemojo
Nous voici dans un monument historique, car Le Quesnoy est un site fortifié, mais c'est un magnifique lieu de promenade, un site où la nature a pris sa place, avec de nombreux et magnifiques arbres, ainsi qu'une faune importante.
Quelques mots d'histoire
Le Quesnoy se situe dans le sud-est du département du Nord à 10 km de la Belgique. L’archéologie nous enseigne que les romains et les vikings y étaient déjà présents.
Créée au XIIe, aux abords d’une importante forêt par le comte de Hainaut, elle prend son nom du mot « quesne », chêne en picard. Une première enceinte et un château sont bâtis. Les fortifications furent modifiées dès le cours du Moyen Age. Au XVIe siècle, Le Quesnoy se retrouve, par le jeu des héritages, sous dépendance de la couronne espagnole. Charles Quint y fait ajouter bastions, remparts en terrasse, glacis, (talus de terre devant les fortifications)…
En 1654, la ville redevient française quand Turenne la reprend pour Louis XIV. Vauban y effectue ensuite pendant 5 ans de nombreuses améliorations et agrandissements. Au XVIIIe, elle subit des destructions au cours des sièges de 1712, 1793- 1794.
Au XIXe, l’armée l’investit, elle devient un fort, on l’équipe d’une caserne souterraine, d’une casemate et d’un hôpital. En 1901, elle est démilitarisée, mais pas démantelée comme beaucoup d’autres forts.
En 1918, occupée par les allemands, elle est libérée par les néo-zélandais, les remparts sont bien abîmés. La dernière guerre ajoute encore aux destructions, puis c’est l’oubli.
En 1977, les fortifications sont classées M.H., désormais 100 hectares sont ouverts au public et sont le but d’une promenade bien agréable.
Nous voici face à la Porte Fauroeulx, dernière porte survivante des fortifications, nous apercevons, au loin, le beffroi.
A l'extérieur des fortifications, un étang est devenu le domaines des oiseaux aquatiques, canards, foulques, cormorans...
Les fossés inondés entre deux murs de fortifications
A l'intérieur des murs, la balade nous laisse entrevoir des entrées de souterrains, nous n'y entrons pas, pas envie de nous perdre dans ce labyrinthe.
Le vivier permettait de garder les poissons en réserve, source de protéines bienvenue en période de siège.
Si vous souhaitez plus d'informations, je vous conseille le site de l'office de tourisme.
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