Par Sylviemojo
Vous savez combien je suis passionnée de faïences, une exposition de majoliques, (faïences italiennes) est l'occasion rêvée de visiter le Musée National de la Renaissance.. Nous voici donc, quelques kilomètres au nord de Paris, dans un musée peu fréquenté, méconnu, mais passionnant, dont les collections présentent une grande variété d'objets : peintures, textiles, horlogerie, joaillerie, art du feu etc.... Hélas toutes ces œuvres ne sont pas accessibles, faute de personnels suffisants, certaines salles sont fermées.
Bien sûr, il est interdit de prendre des images au cours de l'exposition. Enfin dans le musée, il nous a fallu choisir, impossible de faire un "catalogue", même si c'est frustrant, aussi je ne vous présente qu'un infime échantillon des objets exposés.
Nef automate dite de Charles Quint
Un objet d'une grande finesse au mécanisme très complexe.
Les empereurs allemands ont accueilli et soutenu une pléiade de savants, mathématiciens et astronomes dont les découvertes donnaient lieu à la fabrication de prototypes destinés à leurs collections. En marge de ces travaux est développé le goût pour de savants automates dont la ville d'Augsbourg se fit la spécialiste grâce aux talents réunis de ses horlogers et de ses orfèvres.
La nef du musée national de la Renaissance est l'un des automates de table les plus élaborés qui nous soient parvenus. C'est un galion à trois mâts, armé de canons, dont l'un se cache dans la figure de proue en forme de dragon. Sa vaste coque en laiton doré est ciselé d'ornements et, sous la ligne de flottaison, de monstres marins émergeant des flots. Sur le pont, l'empereur Charles Quint trône sous un baldaquin, devant lui, défilent trois hérauts, suivis par le cortège, huit princes électeurs reconnaissables à leur bonnet d'hermine ; dix trompettes, un tambour et un timbalier forment une haie ; des marins postés sur les hunes et le pont, observent la fanfare. La coque du navire ne dissimule pas moins de sept mouvements qui commandent le cadran au pied du grand mat, déclenchent la sonnerie des heures et des quarts et animent les bras des marins situés sur le mât. Des mécanismes musicaux actionnent les trompettistes et le timbalier, provoquant la rotation de la plateforme des électeurs, le salut de chacun d'eux devant l'empereur et le mouvement du bras de celui-ci.
L'un des mystères de la nef est d'être anonyme et sans provenance avérée. On attribue son invention à l'horloger Hans Schlottheim qui travailla pour les duc de Bavière et séjourna à la cour impériale de Prague en 1586-1587, puis à celle de Saxe, en 1589 et 1593. Des "galères artistiques" de Schlottheim figuraient autrefois dans les collections de Rodolphe II. Cette ne, qui célèbre la puissance navale et politique de l'empereur Charles Quint, était peut-être l'une d'elles.
Un texte extrait du site du musée
Le château, construit au XVIe siècle pour le connétable de France, Anne de Montmorency (chef des armées de François Ier) est situé sur une butte qui domine la ville.
La chapelle.
Voûte de la chapelle décorée aux armoiries de Anne de Montmorency et Madeleine de Savoie, et de quelques emblèmes et monogrammes de François Ier et Henri II - Orgue portatif du milieu du XIXe - Tribune en bois sculpté - Autel de la châsse des reliques de la Sainte Chapelle, datée de 1524 - Retable de la passion composé de douze plaques de cuivre, dont les émaux sont d’une grande finesse.
Retable et chandeliers sont d'origine. Les boiseries de cette chapelle sont au château de Chantilly.
Cheminée monumentale d'origine, au décor biblique représentant la visite de la reine de Saba au roi Salomon. Le reste de la pièce a malheureusement perdu ses décors.
Cheminée de la Victoire de la grande salle de l’appartement du roi.
Pavement de faïence. Anciens pavements d'une aile détruite. Leur rareté les a sauvés, ils furent démontés et vendus par lot, à la Révolution. Une partie retrouvée est reconstituée ici. La vivacité de leur couleur s’inspire des majoliques.
Ces carreaux de céramiques, de 1542, proviennent de Rouen, ils sont l’œuvre de Masséot Abaquesnes. Ce potier italien s’installe à Rouen et crée une manufacture de faïences où seront créés une grande partie des décors de Rouen que nous connaissons et sont encore reproduits aujourd’hui.
Un banc d'orfèvre pour étirer les métaux précieux. Les rois aimaient à collectionner des outils, des instruments scientifiques, fabriqués pour eux dans les matières les plus précieuses. Cet objet entièrement marqueté et ciselé provient de Saxe.
Certaines formes d'outils n'ont pas changé. Fabriqués pour les souverains, ils sont devenus des œuvres d'art.
Boiseries XVIe de la chapelle du château de Gaillon. (aujourd'hui en ruines)
La salle des armes présentent des objets particulièrement travaillés.
Pour vous donner une idée des majoliques, voici quelques images trouvées sur Internet.
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