Par Sylviemojo
Nous sommes sur un marché de potiers dans un joli cadre, celui du prieuré de Saint-Gabriel-Brécy, commence notre journée en Normandie, dans la région de Bayeux.
Dès notre arrivée, alors que nous approchons du prieuré l’impressionnant donjon du XVe nous accueille, c'était, sous l'ancien régime, la tour de justice, autrement dit, la prison.
Le prieuré fut fondé en 1058 par des moines bénédictins de Fécamp, qui pour vivre en autarcie, et suivre la règle de Saint-Benoît, tiraient leurs revenus de terres, prés, pêcheries et moulins situés de Ouistreham à Port-en-Bessin.
La porterie du XIIIe nous donne accès au jardin. Elle fermait, à l'époque, l'enceinte du prieuré, enceinte remplacée aujourd'hui par des maisons.
La tour de justice vue du jardin, son étage supérieur servait également de tour de guet.
La guerre de 100 ans, celles de religions puis la Révolution ont provoqué bien des destructions. Le prieuré dépendra toujours de l’abbaye de Fécamp et ne parviendra jamais à prendre beaucoup d’importance, quinze moines y vivront au plus.
Dès le XVIe, le roi aide à son déclin en imposant les abbés commendataires qui perçoivent les
revenus du prieuré à la place des moines qui y vivent. L’argent manque, la communauté ne parvient plus à entretenir le prieuré.
Vendu comme bien national, à la Révolution, le prieuré devient ensuite une ferme.
Au XXe, une école d’horticulture y est créée.
Le prieuré accueille aussi aujourd'hui, des expositions et autres manifestations culturelles.
La tour du prieur, carrée, flanquée de tourelles, est élégante et moins austère que la tour de justice.
Un gros plan sur... la glycine. Non que le travail du potier nous déplaise, mais la glycine était encore plus attirante avec son capiteux parfum.
Ce bâtiment, en retour de la tour du prieur, comportait à l'étage, la salle de justice, en rez-de-chaussée le réfectoire des moines.
De cette chapelle prieurale, bâtie en 1140 ne reste plus que le chœur. L'édifice originel était imposant, il mesurait soixante mètres de long, mais, sans argent à cause des abbés commendataires, les moines sont dans l'impossibilité de mener à bien les travaux nécessaires. L'édifice tombant en ruine, on choisit, en 1749, de raser la nef, le clocher et deux tours pour ne conserver que le chœur que l'on ferme de ce triste mur.
A l'intérieur, nous découvrons une fresque (fin XIVe ou XVe) et en un si petit espace un beau mariage des styles roman normand et gothique qui nous offre, des frises de pierre sculptée et une large verrière entourée d'une dentelle de pierre.
Le pédiluve pour les chevaux occupe le centre de la cour, il est de taille modeste.
Portail XVIIe du château de Brécy
Un arrêt imprévu sur notre route pour ce joli portail fermant la cour du château de Brécy. A noter que les jardins de ce domaine sont classés remarquables.
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Jardin de Normandie : les jardins du Château de Brécy
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https://www.youtube.com/watch?time_continue=14&v=2HCZ-9NJALg
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