Par Sylviemojo
Une visite des souterrains et caves de l'ancien château de Montargis, à l'occasion des Journées du Patrimoine.
Une ancienne porte, surmontée d'une tour carrée, quelques murs au-dessus de la ville, un bâtiment qui accueille une école sont les seuls vestiges du château de Montargis.
Érigé par les Courtenay au XIIe siècle, le château de Montargis passe dans le domaine royal en 1184. Il est transformé en forteresse par Charles V puis restauré dans les années 1560 par Renée de France, qui lui donne sa forme la plus achevée et l’entoure de jardins.
Concédée à Philippe d’Orléans en 1661, cette résidence des rois de France, l’une de leurs préférées, tombe peu à peu en décrépitude au cours du XVIIIe siècle, devenue inhabitable à la Révolution.
Quand le château est mis en vente en 1809, à la succession du comte de la Touche-Tréville qui l’avait acheté en 1791, Girodet essaie de l’acquérir « pour ne permettre qu’à la main pittoresque du temps de le détruire ». Un fort attachement lie l’artiste à sa ville natale et au château, qu’il aurait représentés pour la première fois dès l’âge de douze ans. Mais il ne peut offrir que 30000 francs et « la bande noire » — les spéculateurs en matériaux — l’emporte pour 10000 francs de plus. En mars 1810, un séjour à Montargis, où il a coutume de venir se reposer de la vie parisienne, est de nouveau l’occasion pour l’artiste de dessiner l’édifice. Conscient de l’importance historique de ce qui est en train de disparaître (le château sera entièrement démoli entre 1810 et 1834), Girodet reproduit avec une grande précision les moindres particularités architecturales du lieu.
Extrait du site du musée Girodet
Crypte du XIIe de l'église Sainte-Marie, aujourd'hui disparue et caves du jardin royal du XIIIe.
Hébergé par Overblog






