Par Sylviemojo
Nous sommes à une trentaine de kilomètres au sud de Troyes, dans une jolie petite ville d'environ trois mille habitants, traversée par la Seine. Bien qu'entourée de vignobles d'appellation Champagne, Bar-sur-Seine semble endormie et quelques peu abandonnée. En centre ville, les volets clos et les commerces fermées ne se comptent plus. Le supermarché en périphérie, au parking à un tour de roue de chariot détourne les clients potentiels.
La Seine est encore, à certains endroits, un jeune fleuve libre, il offre alors, un paysage de bancs de sable et d'îles. Mais, son débit rapide lui vaut, à d'autres, quelques contraintes, ici, son cours est en partie dévié dans le bief d'un moulin qui abrite une centrale hydroélectrique.
Un ancien moulin à blé, construit au XIXe sur l'emplacement où d'autres le précédèrent, depuis le XIe siècle.
Ce qui aurait dû être un atout pour la ville une fois restauré, un impressionnant moulin à colombages, n'est plus qu'une carcasse de bois. Seule, la présence de la centrale hydroélectrique a empêché sa destruction. En raison de sa taille et de sa position en entrée de ville, cette vilaine verrue, est tout le contraire d'un atout pour la ville.
Il y a une dizaine d'années, un nouveau propriétaire avait pour projet de restaurer et embellir la bâtisse, d'y aménager un restaurant, des appartements, de construire une passerelle pour le relier à l'île voisine... Le million d'euros nécessaire et la morosité économique ont coulé le projet.
Quelques cartes postales du début du XXe siècle
La construction de Saint-Etienne commence au tout début du XVIe siècle sous l'égide du comte de Bar, et se poursuit au siècle suivant.
De style gothique, elle est éclairée par de vastes verrières ornées de vitraux colorés, mis en place au XVIe siècle. Certains de ces chef d’œuvres furent détruits par la vindicte des huguenots. Ils furent remplacés au XVIIe puis restaurés au fil des siècles.
Nous voyons ici, un large échantillon des maisons à pans de bois du XVIe siècle, encore présentes dans la ville.
La plus belle est sans doute, celle aux poutres sculptées ornée en son coin, d'une statue de Saint Roch accompagné de son chien. Cette maison est marquée sur son pignon de la date, 1580
Chapelle de la Passion
Cette chapelle du XVIe siècle dont les pilastres et les chapiteaux sont corinthiens, présente sur sa façade la maxime « virtutis esto, non fortuna comes » (Compte sur ta vertu et non sur ta chance).
Texte extrait du site de la ville
Porte de "la maison Dieu" (XVIIe)
Deux images d'aujourd'hui, deux images du passé.
Chapelle Saint-Jean-Baptiste
Cette tour d'Horloge est tout ce qui reste du château des comtes de Bar.
Ce château vit la naissance, en 1273, d'une future reine de France, Jeanne de Navarre, épouse de Philippe le Bel.
Non loin de Bar-sur-Seine, dans un hameau dépendant de la commune.
La dernière image provient du site de la commune, le site étant fermé à la visite et la chapelle invisible du chemin.
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