Par Sylviemojo
En cette mi novembre, nous avons encore des fourmis dans les jambes, craignant une longue trêve hivernale à cause de la météo incertaine, nous guettons chaque opportunité de balade.
Vous souvenez-vous de notre recherche infructueuse des petites antilopes Dick-dick de Kirk lors de notre précédente visite ? Les plus petites en leur genre, elles pèsent entre trois et cinq kilos, ce qui leur permet de passer facilement inaperçu en se cachant dans la végétation. Cette fois, la chance nous sourit, nous avons enfin réussi à les observer et à les prendre en photo.
Ne sont-elles pas gracieuses ? Remarquez que seul le mâle possède des cornes.
Leurs compagnons d'enclos, les petits Koudous, autres antilopes d'Afrique sont sur le qui vive.
Quand les Bongos, leurs voisins, les plus grandes antilopes d’Afrique, sont complètement sereines, se reposant ou se restaurant.
Les Suricates sont peu nombreux à pointer leur nez en dehors des terriers, il fait doux, mais il n'y a pas de soleil. Il y a tout de même une sentinelle qui veille.
A notre premier passage, calme plat chez les lions.
Nous entrons chez les hippopotames. Les Dendrocygnes sont alignés sur le rivage, aujourd'hui, trois hippopotames nagent dans le bassin. Le mâle, une des femelles et sa petite, Gloria, qui a bien grandi et suit sa mère de près où qu'elle aille. Il commence à pleuvoir, nous observons le trio un moment, depuis un observatoire abrité, sans oublier un aquarium, principalement peuplés de poissons du lac Tanganika.
La pluie s'intensifie, nous décidons de nous réfugier dans le dôme, ce qui n'était pas notre programme.
Par chance, nous assistons au repas des Lamantins, un festin de salades qu'ils aspirent gloutonnement. Ils ne sont pas seuls à apprécier la verdure, de grosses tortues se joignent à eux.
(Comme prévu, le coup de chaud humide embue les objectifs, bien que Gilbert les essuie, les images ont un côté flou artistique, qui s'atténue au fur et à mesure qu'ils se réchauffent)
Nous sommes observés par un pigeon de Nicobar dont un groupe vit librement sous le dôme.
Beaucoup moins chatoyant, Voici le Varan de Komodo. Trois mètres, cent soixante cinq kilos, c'est un carnivore à l'appétit d'ogre. J'ai glané quelques informations sur le site de Beauval et dans un documentaire d'Arte qui ne me l'ont pas rendu plus sympathique.
Vous savez certainement que pour satisfaire son gros appétit, il dévore tous les cadavres qu'il trouve, singes, oiseaux etc mais n'hésite pas à chasser des proies plus grosses que lui, cerfs, buffles. Le Varan est patient, il mord sa proie, lui inoculant bactéries et venin anti-coagulant et hypertensif. puis la piste, attendant que la blessure l'affaiblisse. Cela dure plusieurs jours. Pour soulager la douleur, l'animal se réfugie souvent dans des mares, véritables bouillons de culture, qui loin de le guérir, amplifient l'infection jusqu'à le faire mourir.
Le varan est également cannibale, ses œufs et les jeunes font partie de son régime alimentaire. Pour survivre, les petits vivent leur première année cachés dans les arbres, se nourrissant d'insectes puis d'oisillons.
Le Dragon de Komodo, à cause de son habitat situé sur des îlots isolés les uns des autres, a développé une reproduction très rare dans le monde animal, la parthénogenèse. Si l'îlot n'est peuplé que de femelles, elles pondent des œufs féconds qui ne donneront naissance qu'à des mâles, permettant ainsi de reprendre une reproduction normale. Ce phénomène a été observé également en zoo.
Cuits à point, nous sortons alors que se termine une belle averse qui a notablement rafraîchi l'atmosphère.
Nous voici revenus à notre point de départ, nous repassons devant un couple de vautours au joli plumage gris tout moucheté.
Puis devant les lions où Kruger, le mâle, nous offre une belle séance de rugissements.
Plusieurs espèces de grues sont accueillies à Beauval. Elles ont toutes un cri puissant, très reconnaissable.
Pour la suite de notre balade, nous restons dans le secteur des serres, de plus, de nombreux animaux ont été rentrés à cause de la pluie et de la fraîcheur.
Nous entrons dans la serre des gorilles, espérant, cette fois, mieux les voir. Il y a peu d'images à cause des énormes reflets, mais nous sommes restés longtemps à les observer, surtout quand une collation leur est donnée. Deux soigneurs montés sur le toit de la loge leur font boire une boisson (souvent une tisane aromatisée aux fruits), c'est aussi l'occasion pour donner vitamines, pilules contraceptives etc Il ne faut pas avoir le vertige pour faire ce métier. Le gorille en s'agrippant ainsi au toit grillagé, peut difficilement attraper la main ou le pied des soigneurs et cela le fait bouger.
Ce sont surtout les jeunes que nous voyons se précipiter. Asato, le mâle, reste de marbre. Visiblement, à cette heure, il n'a pas droit à cette boisson. De la nourriture est également posée sur des plateformes, les gorilles doivent user d'habileté pour l'attraper au travers du grillage.
Dans la serre australienne, les kangourous arboricoles (Dendrolagues), originaires de Papouasie Nouvelle Guinée, se régalent.
Les Koalas digèrent, aucun ne bouge, une chance que celui-ci nous regarde.
Et pour achever cette balade, notre dernière découverte.
Phyllorhiza punctata, c'est le nom latin de ces jolies méduses australiennes, leur nom vernaculaire vous sera peut-être plus simple à retenir, méduses à pois blancs, des petites nouvelles à Beauval, arrivées récemment de l'aquarium de la Rochelle.
Elles se nourrissent de tout ce qui est petit flotte dans l'eau et se prend dans leurs filaments : zooplancton, œufs, alevins, larves....
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