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Montier-en-Der

Sur notre route pour aller au lac, nous traversons Montier-en-Der, j'y aperçois chaque fois le clocher d'une immense église. Nous allons aujourd'hui nous arrêter pour la découvrir.

Pour commencer cette balade, je vous présente un monument qui a souvent disparu de nos communes, le monument aux morts de la guerre de 1870.  La fonderie d'art étant le fleuron de l'activité métallurgique de la région, on comprend que cette œuvre ait été conservée.

Montier-en-Der

Description : Un écolier du bataillon scolaire en uniforme, un fusil à la main, reçoit les instructions d’un commandant d’Etat-Major qui montre à l’enfant la direction de la “ligne bleue des Vosges”. Localisation à l’origine : Ceffonds (Haute-Marne)

Inscriptions Sur le piédestal : LE / DEVOIR / 1870 / 1871

Sur le côté de la statue : signature "A. Durenne" Sur l'autre côté : "Don du Cdt Linet"

Historique
1898 : la commune de Montier-en-Der accepte le 10 septembre la proposition du commandant Linet, conseiller municipal, de faire ériger à ses frais et sans aucune participation financière de la commune un monument pour rendre hommage aux victimes de la ville. Le monument serait une réduction de celui de Chaumont. Linet fait appel à Tony-Noël. Très vite, une polémique se développe car un obélisque de sept mètres est implanté qui ne peut permettre l’installation du groupe visible à Chaumont. De plus, la demande d’agrément envoyée au ministère fait mention d’un projet représentant 'l‘École du devoir’. L’autorisation est accordée par le ministère et le sculpteur envoie rapidement ses plâtres à la fonderie de Sommevoire. Jules Percheron, opposant politique de Linet, constate qu’il est le modèle du personnage du commandant. 1899 : dans une lettre au préfet, Linet nie avoir voulu se faire représenter. Le monument refusé par le conseil municipal est proposé à Ceffonds, commune voisine et rivale, qui l’accepte ainsi que l’héritage de la propriété de Linet. 1922 : à l’agonie, pris de remords, le commandant Linet révoque son testament et fait de Montier-en-Der sa légataire universelle. Furieux, les édiles de Ceffonds déposent le monument. La ville de Montier-en-Der le récupère et l’érige.
Référence source

Fonds Debuisson Documentation du musée d’Orsay Haute-Marne, archives départementales, 172 T 221 Communication écrite de M. Bayer, Montier-en-Der (Mairie), 15 mai 2003 Communication écrite de M. Lesueur, Montier-en-Der, 15 mai 2003

https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-aux-morts-de-70-dit-monument-linet-montier-en-der/

 

Montier-en-Der
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Montier-en-Der

L'origine de Saint-Pierre et  Saint-Paul remonte à l'an 673, avec la fondation d'une abbaye bénédictine par Saint Berchaire. Malheureusement, il ne reste rien des bâtiments conventuels, détruits en 1860 et remplacés par un haras, ni de l'église primitive.

La nef, de style roman, date du Xe, le chevet, de style gothique, fut achevé à fin du XIIIe. Après la Révolution, avec le départ des moines, l'abbatiale devient église paroissiale. En 1940, un bombardement incendie le village et détruit en partie l'église dont la reconstruction ne s'achève qu'en 1982 avec la pose de la flèche sur son clocher. Ci-dessous une image Internet avant restauration.

Montier en Der 1972-image Wikipedia

Montier en Der 1972-image Wikipedia

Montier-en-Der

Napoléon 1er décrète en 1806 l'installation d'un haras dans les bâtiments de l'abbaye. En 1860, l'abbaye est rasée pour faire place à de vraies écuries, tout en récupérant les matériaux déjà sur place. La race ardennaise est élevée sur ce site jusqu'en 1999. Aujourd'hui, même si le nom de haras est conservé, ce n'est plus un site d'élevage, mais un lieu d'hébergement.

 

 

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