Par Sylviemojo
Me voici de nouveau en balade. Cette fois, je me consacre entièrement au parc des singes qui accueille de nouvelles espèces depuis ma visite de 2021. De taille plus modeste que le parc des félins il abrite moins d'animaux. La balade devrait être plus courte, mais les singes souvent plus mobiles que les félins, elle me prendra presque autant de temps, car ce sera un vrai jeu de patience pour réussir de belles images.
Commençons par les Ouistitis Pygmées, les plus petits singes sur terre. Pesant de quatre-vingt à cent soixante grammes (les femelles étant les plus grosses), ils vivent dans le nord de l'Amazonie et sont, vous vous en doutez, en danger d'extinction à cause de la déforestation.
Etre si petits favorise également son trafic, ils sont très prisés par des particuliers en mal d'exotisme qui ignorent souvent complètement son régime alimentaire (sève des arbres, insectes, fruits) et son mode de vie en groupes familiaux. Dès leur naissance, toute la famille porte les petits, le père, les petits de l'année précédente... La mère les porte pour les allaiter ou en cas de danger.
Dans un vaste enclos vitré, bien au chaud dans le hall d'entrée, ils sont une vingtaine à courir, grimper, sauter de branche en branche. Parmi eux, plusieurs petits sevrés qui n'ont pas encore tout à fait leur livrée tachetée d'adulte. tout ce petit monde communiquent beaucoup en produisant des sons aiguës.
Je passe de longues minutes au chaud, à les observer, essayant de prendre des mimiques sur le vif, mais souvent je ne suis pas assez rapide. Un jeune curieux, intrigué par mon appareil photo s'approche et m'offre plusieurs minutes de pose.
En extérieur, l'ambiance est moins douillette, il y a grand soleil, mais aussi beaucoup de vent, il fait bien frais et je mange la poussière. Certains singes, comme ces Macaques de Barbarie ont la chance d'avoir une grosse fourrure et de vivre en zone forestière.
Quand d'autres sont en plaine. Toute la zone des enclos qui vont suivre est entourée d'un talus planté d'arbustes, ces plantations par encore assez imposantes, ne suffisent pas à couper le vent.
Sur cette île toute en longueur vit un groupe de Ouistitis de Geoffroy, deux fois plus gros que son cousin pygmée, ce n'est pas pour autant, une grosse cible pour mon objectif. Il est un peu perdu dans un si bel espace. Plusieurs groupes sont sortis de la loge et sont réfugiés dans des petites cabanes perchées vitrées. Je les comprends, ils cherchent la chaleur, mais cela ne fait pas mon affaire. Quelques courageux finissent par descendre dans l'herbe, mais ils ne tiennent pas en place. Au final, je ne réussis qu'une photo.
Les Saïmiris du Pérou ne sont pas du genre frileux. Ils vivent également en famille, chez eux, c'est la femelle qui commande, les mâles vivent en périphérie du groupe. Dans cet enclos d'immersion d'environ six cents mètres, il sont nombreux, vingt, peut-être trente et restent en petits groupes. Si un individu est seul, il est rapidement rejoint. Les adultes sont un peu trop loin de moi, les jeunes, moins méfiants, sont plus faciles à photographier.
Nous partons en Asie (Thaïlande, Cambodge, Laos,) avec un couple de Gibbons à bonnet. Monsieur est noir, madame est blanche. Dans la nature, ils vivent en couple, sont en danger de disparition à cause de la déforestation et du trafic. Les adultes sont tués pour vendre les jeunes comme animaux de compagnie. 😢 Quelle tristesse !
Je prends plaisir à les observer longuement, fais de nombreux clichés dont peu seront réussis. Il faut que je prenne l'habitude de prendre des clichés bras en l'air, sans trembler, surtout quand l'objectif déployé offre une belle prise au vent.
Nous voici avec les Macaques ouandérou, leur nom anglais est plus parlant, macaque à queue de lion. Ils sont originaires du sud-ouest de l'Inde. Beaucoup d'efforts de protection ont été fait sur place mais son espèce est encore menacée car son territoire est morcelé par la déforestation pour l'agriculture. De nombreux zoos le reproduisent en vue d'aider à sa réintroduction en Inde.
L'enclos est immense, plusieurs milliers de mètres carré. Le groupe est important avec plusieurs jeunes qui n'arrêtent pas.
Je quitte cet espace un peu sur ma faim, je n'ai pas vu les singes hurleurs, je les ai juste entendus. J'ai aperçu les Capucins, les Sakis à face blanche et les Attelles ainsi que plusieurs espèces de Tamarins et Ouistitis, mais c'était fugace. Il me faudra revenir un jour plus chaud et moins venteux.
Heureusement, il y a le safari perroquets.
Deux grandes volières et une grange ont été aménagées pour cette population colorée et bavarde qui n'est pas franchement farouche. Certains viennent de chez des particuliers, ils ont conservé une proximité avec l'homme et n'hésite pas à se poser sur les épaules. Il y en a un qui a une passion pour les boucles d'oreilles qu'il chaparde, je m’éclipse prudemment quand je le vois qui me fixe.
Pour achever cette balade, dans un enclos accolé au bâtiment d'accueil, voici une famille de Géladas (originaire d'Afrique, hauts plateaux d'Etiopie et d'Erytrée). Un mâle dominant vit avec ses femelles et leurs jeunes. Les mâles sont rejetés à la puberté, ce qui explique qu'il y ait un groupe de Géladas mâles dans le parc côté félins.
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