Par Sylviemojo
Que dire de Vézelay ? Sans être pratiquants, ou croyants, c'est un lieu qui nous touche particulièrement à chaque visite, car, tout y est beau, pas seulement la basilique romane, mais le village, les paysages alentours.
Nous y sommes allés, chaque fois, hors saison, loin de la foule des pèlerins ou des touristes, je vous présente l'une de ces balades.
Ce jour-là, nous avons fait une partie de la route dans une brume assez opaque, et n'étions pas très optimistes pour la suite, mais, à notre arrivée, le ciel s'est dégagé et le soleil est apparu.
Un petit rappel de l’histoire de ce vaisseau de pierre majestueux. Un premier monastère de moniales fut bâti au IXe, en plaine, dans une commune voisine, Saint-Père, mais l’invasion en 873, par les Normands remontant la Seine, l’Yonne puis la Cure les contraint à l’abandon de ce site trop exposé.
Une abbaye fut alors construite sur la colline de Vézelay par des moines Bénédictins. La basilique que nous voyons aujourd’hui fut construite à partir du XIe sur un premier édifice carolingien dont il reste une crypte. Sa nef détruite par un incendie en 1120 fut rebâtie au XIIe. Son statut fut particulier car de sa création jusqu’au XIIIe, elle ne dépend que du pape, privilège d’indépendance face aux évêques et à la couronne qui attise bien des jalousies.
Le pèlerinage autour des reliques de Marie-Madeleine et le départ de trois croisades à partir de Vézelay apportent une grande prospérité qui décline au XIIIe quand le pape décide que les reliques de Marie-Madeleine ne sont pas celles de Vézelay.
Rattachée ensuite à la couronne, subissant les troubles des guerres de cent ans, de Religion, la perte de ses privilèges, Vézelay n’est plus qu’un petit bourg à la veille de la Révolution. En 1790, l’ Assemblée Constituante signe les lois qui la font disparaître. Enfin, en 1840, Violet-le-Duc restaure les ruines de la basilique.
Aujourd’hui, deux communautés religieuses vivent et reçoivent à nouveau les pèlerins à Vézelay. Les touristes y viennent également en masse.
Du XIIe au XIVe siècle, Vézelay s’entoure de fortifications car les richesses de l’abbaye et l’activité commerciale créé par l’afflux de pèlerins attirent les brigands. Ces ouvrages seront démantelés à partir de 1730, devenus inefficaces face aux canons,
Nous ne montons pas directement vers la basilique par la rue principale mais, longeons les fortifications par le bas du village.
Nous découvrons les reliefs du Morvan et le vignoble de Vézelay.
Petit à petit, la basilique nous apparaît, nous arrivons par son chevet.
Une vue latérale.
Les magnifiques sculptures de la façade ont été ajoutées au XIXe, lors de la restauration par Eugène Viollet le Duc.
Nous longeons la basilique et arrivons au cloître.(Dans lequel nous entrerons plus tard, en passant par la basilique)
Voici les tympans latéraux du narthex, également très ouvragés.
La nef, d'impressionnante hauteur avec ses magnifiques arcs bicolores, très contrastés. Un collatéral.
Quelques chapiteaux romans, images de pierre parlantes.
La salle capitulaire du cloître, elle est réservée à la prière.
La crypte, partie la plus ancienne de l'église encore visible, date des années 800.
Et pour finir cette balade, quelques images du village de Vézelay, intra-muros.
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