Par Sylviemojo
Balades des 09 mars 2008 et 22 juillet 2012
Une balade au pays des potiers où cette première image nous conduit sous la voûte d'un four couché, là où s'empilaient les poteries que les flammes venaient lécher pendant la cuisson.
Saint-Amand-en-Puisaye, village potier, ce n'est pas une invention d'aujourd'hui destinée à attirer les touristes, en effet, la Puisaye est une région où les potiers sont installés en nombre depuis le XIVe siècle.
Les gisements d'argile sont nombreux, il suffit de creuser, le bois nécessaire à la cuisson est partout dans les forêts alentours, l'eau pour purifier la terre, la lier, la rendre plastique est à portée de mains également.
Le four que nous voyons ici date du XIXe, le Faubourg des potiers où se situe ce four existe, lui, depuis le XVIIe. Ce four servait à cuire des pièces de grès utilitaires, saloirs, cruches, pots divers... Il faut imaginer ce faubourg très animé avec les nombreuses personnes qui y travaillaient, les charrettes de matières premières, celles de pièces finies, la fumée des fours...
On pense que l'on organisait une cuisson par mois dans ces grands fours d'environ 30 m 3. Il faut se représenter que tout se faisait sur place et de mains d'hommes.
Il fallait d'abord extraire la terre, la transporter, la laisser "pourrir" une année avant de l'utiliser, enlever les cailloux et impuretés, la fouler avec les pieds pour la malaxer.
Venait ensuite le tournage, avec un tour à bâton, la pose des hanses par les femmes, le séchage qui pouvait durer plusieurs semaines selon la taille de la pièce et les conditions météorologiques, puis l'enfournement qui se devait d'être très précis pour éviter la casse pendant la cuisson et enfin la cuisson qui durait plusieurs jours et nuits, (il faut faire monter la température à plus de mille degrés), le refroidissement puis le défournement.
L'activité commencera à décliner après guerre et périclitera dans les années soixante avec l'arrivée du plastique.
Le four, vu de l'extérieur. A gauche, en contrebas, la partie où se trouvait le foyer, à droite celle par laquelle on enfournait les céramiques.
Nous voici face au foyer du four.
Le château d'époque Louis XIII, aujourd'hui musée du grès.
Une exposition temporaire
Dans le musée du château sont exposés des grès d'usage courant, qui trouvèrent leur place dans chaque foyer, jusqu'à l'avènement du plastique.
Mais aussi des grès artistiques et décoratifs, de l'école de Carriès (ainsi que son buste),
et enfin des grès contemporains, des terres vernissées.
Dans le parc du château, trône la Porte en grès de Jean Carriès
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Grès de Puisaye : Porte monumentale Carriès
Gres Puisaye : Porte monumentale de Jean Carriès, cette porte est destinée à s'ouvrir sur la salle abritant le manuscrit de Parsifal, œuvre ultime de Wagner. L'activité potière de Jean Carri...
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