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Bussy-Rabutin

Seconde étape de notre journée, la visite du château de Bussy-rabutin à Bussy-le-Grand.

 

Bussy-Rabutin
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Mais auparavant, nous montons une petite route en lacets jusqu'au village. En voici quelques photos : une église romane au toit de pierre de lave, un joli panorama sur la vallée du Rabutin, un calvaire et de vieilles maisons entièrement construites en pierre de Bourgogne 

Le château se situe en face, en contrebas à environ deux kilomètres.

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A l'entrée du domaine une grange sur poteau de bois datée du XVIIIe, un pigeonnier, des écuries et le pédiluve pour les chevaux (il n'est plus en eau pour le moment).

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Faisons le tour du château. Il a conservé, en partie, le plan de la forteresse médiévale. A la Renaissance, des fenêtres sont percées, une aile est détruite pour ouvrir la cour sur le parc.

Dans cette cour, vous apercevez les arcades de deux galeries qui se font face, elles sont ajoutées à la même époque. Celle de gauche, permettait de se rendre à pied sec, dans la chapelle située dans la tour, du même côté. Sur le perron du logis, un blason aux armes du comte de Sarcus (il remplaça celui de Bussy-Rabutin martelé pendant la Révolution).

L'arrière du château donne sur un jardin à la française ; buis taillés, jeux d'eau et en contrebas un potager. (vide en cette période hivernale)

Bussy-Rabutin
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Le jardin à la française, le potager.

Bussy-Rabutin
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Dans la salle des devises, les peintures représentent les domaines royaux.

Beaucoup de ces châteaux ont disparus ou sont méconnaissables. Ayant vécu à Antony, je remarque celui de Berni, bâti au XVIe siècle et détruit pendant la Révolution, il se situait sur la limite de Fresnes et Antony, celui de Sceaux figure également.

Le « château neuf de St Germain en Laye » bâti au XVIe n’existe plus, (la Révolution…) la terrasse sur laquelle il s’élevait est désormais vide. Cette résidence royale vit naître Louis XIV et mourir Louis XIII. Seul, le « château vieux » a survécu, il abrite aujourd’hui le Musée National d’Archéologie. 

Le château de Vincennes ne ressemble plus tout à fait à cette représentation. Je dois dire que j'ai du mal à le reconnaître.

Au-dessus de la cheminée, le portrait de Roger de Bussy-Rabutin. A noter que les décors sur la partie basse de la cheminée sont de création récente, dans le respect de l’esprit du décor de la pièce. Ils masquèrent une cheminée en pierre et briques rouges.

Bussy-Rabutin
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Dans l'appartement de Roger de Bussy-Rabutin, soixante-cinq grands capitaines sont représentés en portrait. 

Les monogrammes de Roger de Rabutin et de sa maîtresse Cécile Hurault, marquise de Montglas s’y entrelacent au-dessus de scènes illustrant des devises.

Bussy-Rabutin
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Dans cette galerie exiguë,  des portraits de souverains, d'hommes d'état ou de lettres. Une  pièce assez peu flatteuse pour des personnages de tels rangs, un petit esprit de revanche peut-être ?

Bussy-Rabutin
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Quelques portraits de femmes dans la chambre de Roger de Bussy-Rabutin : la Grande Demoiselle cousine de Louis XIV, Madame de Maintenon dernière épouse de Louis XIV, portant une robe bleue mademoiselle de la Sablière, amie du poète Jean de la Fontaine, Ninon de Lenclos....

 

 

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Nous voici dans le salon de la Tour dorée, Roger de Bussy Rabutin y figure auprès des portraits de neuf femmes réputées pour leur beauté à la cour de Louis XIV. D’une plume trempée dans l’acide, il commente sans complaisance leurs mœurs ou leurs traits de caractère. Des scènes mythologiques, au premier rang en bas, complètent le décor.

La collection étant inachevée par Rabutin, le Comte de Sarcus compléta le décor d'un troisième rang où figurent des personnes ou des proches de la famille royale.

Des puttis, angelots joufflus symbolisant l'amour, encadrent les fenêtres. Les portraits de femmes et leurs légendes, les thèmes mythologiques évoquent ici, l'amour déçu. la marquise de Monglas, son grand amour, l'abandonnant lors de son exil forcé dans ses terres.

Au plafond, les armes des Bussy.

Informations du Livret "Le château de Bussy-Rabutin" publié aux éditions du patrimoine

 


 

 

Bussy-Rabutin
Bussy-Rabutin
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Jouxtant la galerie des rois, dans une tour, voici la  chapelle. Nous y entrons par l’accès extérieur, en passant par les arcades. 

Le retable est du XVIe siècle. Remarquez les deux ouvertures en hauteur, elles permettaient d'assister à la messe sans être vu.

Un peu d'histoire.

Le nom du village de Bussy apparaît au XIIe. Une place forte aurait été bâtie en ce point stratégique sur les routes menant à Paris et Dijon. Ce choix, à l’écart du village fut motivé par la présence de sources. Dès cette époque, on trouve mention d’un seigneur de Bussy.

Le château appartient au fil des siècles aux nobles familles de Châtillon, de Rochefort. Entre 1515 et 1535, revenant de la campagne d’Italie, un descendant des Rochefort, Antoine de Chandio de Bussy, inspiré par le style des châteaux italiens décide de transformer l’austère forteresse en château Renaissance. Il ouvre la cour, fait abattre une des 4 ailes, crée des ouvertures, une galerie fermée, la chapelle, un logis… 

En 1602, le domaine est acquis par François de Rabutin qui trouve des bâtiments en ruine et entreprend leur reconstruction qui sera achevée en 1649 bien après sa mort. En 1618, Léonor, son fils aîné hérite, poursuivant l’œuvre de son père, il a lui-même cinq fils pour lui succéder. Le dernier auquel échoue le domaine sera Roger de Bussy-Rabutin, l’écrivain, le « rebelle » qui sera exilé presque vingt ans à Bussy sur ordre de Louis XIV pour avoir écrit « L’histoire amoureuse des Gaules ». Sa « vengeance » sera la création de galeries de portraits commentés des gens de la cour. De 1693 à 1719 son fils aîné continue dans le même esprit. 

A sa mort, un conseiller au parlement de Bourgogne Etienne Dagonneau, acquiert Bussy.  A son décès en 1738, sa  veuve prend en main le destin de Bussy. Elle continue les restaurations des bâtiments, des communs, retrace et aménage le parc tel que nous le voyons aujourd’hui et surtout conserve les décors peints.La Révolution fait fuir la veuve Dagonneau, le domaine devient bien national.Jacques Domeau achète le bien et heureusement ne le démantèle pas, au contraire, il restaure, rassemble les œuvres dispersées lors de la tourmente révolutionnaire.

En 1835, le comte de Sarcus nouveau propriétaire se prend de passion pour le domaine et le personnage de Bussy-Rabutin. Il continue le travail de restauration, en particulier des décors peints, remeuble, fait reconstruire une aile du château qui menaçait de tomber en ruine… Il ajoute de magnifiques statues dans le parc.

Aujourd’hui, Bussy-Rabutin appartient à l’état. C’est dans le village de Bussy-le-Grand, qui compte environ 300 habitants, un peu à l’écart, dans un petit hameau perché sur une colline que vous pouvez visiter ce bien joli petit château. Les extérieurs sont plein de charme et très harmonieux, mais ses attraits principaux sont à coup sûr ses exceptionnels décors peints. La visite compte moins de dix pièces, mais il y a tant à voir, à lire et, à admirer sur ces murs ! 

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