Par Sylviemojo
Pour cette dernière destination de notre journée en Côte d'Or, nous partons à une vingtaine de kilomètres dans un village tout près des sources de la Seine. Ces sources furent l'objet de culte dès l'époque gallo-romaine. Des fouilles ont permis d'y mettre à jour les restes d'un temple construit au Ier siècle, en l'honneur de la déesse Séquana.
Au VIe siècle, un moine fonde une abbaye dont les terres englobent ces sources. Des bornes du XIIIe, en marquent encore les frontières. En référence au culte du fleuve, le lieu prend le nom chrétien de Saint-Seine.
De cette grande et riche abbaye, ne nous sont parvenus que l'abbatiale et un bâtiment du XVIIIe.
L'abbatiale du XIIIe, en partie détruite par un incendie fut reconstruite aux XIV et XVe siècles, dans un style gothique bourguignon de transition.
Enchâssée entre des maisons, à droite et un bâtiment (XVIIIe) de l'abbaye, à gauche, la façade de cette église est peu mise en valeur et difficile à prendre en photo. Un seul côté nous est accessible, il est impossible de faire le tour complet de l'édifice, bref, nous restons sur notre faim.
Le porche est cependant impressionnant, on se sent tout petit, d'autant que la porte qui donne accès à l'église est très basse et oblige à se courber. Une fois entrés, on se déplie et la hauteur de la nef nous laisse pantois.
Entrons dans le chœur qui est éclairé d'une belle rosace du XIVe. En dessous, la dentelle de pierre du jubé, qui a été déplacé. Les stalles des moines sont du XVIIIe.
Clôture sud
l’arbre de Jessé, Jean IV de Fontette, Saint Christophe et les litanies de la
Vierge. A noter que la clôture est un des éléments du jubé. La Révolution a bien failli faire disparaître cette œuvre exceptionnelle. Des restaurations ont permis, au XXe, de fixer ce qui n’avait pas encore disparu.
Clôture nord
fresques de 1504 représentant une suite de tableaux sur la vie légendaire de Saint-Seine. C’est assez peu visible, mais une vue d’ensemble permet de se rendre compte de l’ampleur de l’œuvre.
Pierres tombales du XIVe et XVIIe siècle, certaines sont celles des abbés fondateurs de l’abbaye.
Enfin, un joli lavoir, en coin de rue, dont le bruit d'eau nous a guidés.
Les informations pour rédiger cet article m'ont été fournies par un document de l'office de tourisme.
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