Par Sylviemojo
Dans une petite ville de bord de Loire, nous visitons le musée de la marine de Loire et le parc départemental.
"Les collections du musée de la marine de Loire retracent l'histoire de la navigation sur le fleuve : les bateaux, les échanges et les hommes qui ont vécu sur la Loire. le passé prestigieux de Châteauneuf y est également évoqué, ainsi que les artistes attachés à la Loire. Dès l'origine, les collections se signalent par leur diversité : estampes, peintures, outils et matériel d'accastillage, coffres, mobilier de maison, objets d'art religieux, faïences , maquettes...
Elles s'enrichissent également d'imprimés, d'images fixes, de manuscrits, d'ouvrages de bibliophilie, de plans... qui ont permis d'ouvrir au public un centre de documentation en 1985. A la fin des années 80, de très belles pièces de faïences de Nevers des 18e et 19e, des bijoux en or (boucles d'oreilles, broche) ainsi que de rares objets en bois sculpté (cassettes, battoirs, meubles, chaufferette, bâtons de procession) s'ajoutent aux ensembles initiaux."
Texte extrait du site du musée
Cassettes de marinier du XIXe, cadenas de marinier du XIXe, boîte à livre de compte, chaufferette, battoirs à linge.
Faïences de Nevers sur le thème de la Loire. (XVIIIe et XIXe)
Reconstitution d'un bateau de Loire et objets trouvés dans le lit de la Loire.
Maquettes : chalands de Loire à fond plat, sapine de Haute-Loire sans voile (à usage unique), un brick qui ne peut que rester près de l'embouchure.
Outils des charpentiers de marine.
Reconstitution d'une cabine de gabarre, lieu de vie des mariniers.
Collier d'arrachage (fer forgé du XVIIIe) Collier cranté et sa chaîne, utilisé pour arracher les pieux de balisage ainsi que les bâtons de marine fichés accidentellement dans le lit du fleuve.
Le pont canal de Briare
Après la visite du musée, nous nous promenons dans le parc départemental, où ne restent que quelques dépendances d'un château construit aux XVIIe et XVIIIe. Rhododendrons, azalées odorantes et fougères se mêlent sous de grands arbres. Nous suivons un chemin creux où coulent quantité de sources. Le dépaysement est assuré, l'enchantement total, le lieu semble naturel alors que,
" Huillard d'Hérou le réaménage en 1821 en parc à l'anglaise. Il y implante une collection d'essences rares dont il reste aujourd'hui une quarantaine d'arbres remarquables et une superbe allée de rhododendrons et d'azalées arborescents, de magnolias géants et de tulipiers fleurissant en mai et juin.
Ce parc départemental s'étend sur plus de 20 ha. Depuis 2011, une nouvelle partie du parc aménagée par le Conseil Général de 7 ha a été ouverte à la visite. On y découvre alors, des mares provenant des sources du coteau, une roselière autour d'un étang ainsi que des plantes indigènes : épilobes hirsutes, lysimaques, salicaires communes qui fleurissent en juillet. Également de beaux chênes et des cyprès chauves bicentenaires aux étonnantes racines pneumatophores. Tout un écosystème foisonnant de vie : oiseaux, insectes, amphibiens, reptiles... Imaginée comme une transition douce et naturelle entre le parc et la Loire, cette boucle promenade, aménagée de panneaux pédagogiques, est l'occasion pour le public de découvrir le fonctionnement et la biodiversité d'une zone humide, un milieu naturel sensible. "
L'église Saint-Martial, curieusement séparée de son clocher achève notre balade.
"La tour clocher qui se trouvait à la croisée du transept s'est écroulée avec le chœur, victime des guerres de religion. A la fin du XVIe ou au début du XVIIe, on construit le clocher actuel à l'extrémité ouest de l'édifice et on reconstruit le chœur en l'agrandissant vers l'est. Après une autre période agitée que fut la Révolution, d'importants travaux de restauration furent entrepris entre 1835 et 1860 : construction d'une sacristie, démolition des ruines de l'ancienne tour clocher, pose de magnifiques verrières, destruction des échoppes adossées au bas-côté sud, le long de la grande-Rue.
Après l'incendie catastrophique consécutif aux bombardements de juin 1940, les architectes décident de supprimer les murs latéraux de deux travées de la nef pour aménager une sorte de poche, galerie couverte entre le clocher et l'église (...) le célèbre mausolée en marbre érigé en hommage au marquis Louis Phélypeaux de la Vrillière, en 1686, par son fils Balthazar, bel exemple d'art funéraire classique italien, n'a nécessité qu'une légère restauration."
Texte de l'office de tourisme de la ville
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