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Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville

Un jardin fait écrin aux œuvres monumentales du sculpteur, Antoine Bourdelle.

 Heraklès archer  Date : 1909 - Dimensions : 250 x 240 cm.
 Heraklès archer  Date : 1909 - Dimensions : 250 x 240 cm.

Heraklès archer Date : 1909 - Dimensions : 250 x 240 cm.

Réalisée en 1909, cette sculpture est emblématique de la sculpture d'Antoine Bourdelle. Elle représente l'un des douze travaux d'Héraclès : l'extermination des oiseaux du lac Stymphale. Commandée par le financier et mécène Gabriel Thomas, cette œuvre devait être réalisée en un seul exemplaire. Mais ce dernier, à la demande du sculpteur, revient sur sa décision en raison du succès de l’œuvre

Héraklès archer est certainement la sculpture la plus célèbre de Bourdelle. Cette notoriété a été acquise dès sa première présentation, au salon de la société nationale des beaux-arts en 1910, où elle était un des "clous" de l'exposition.

Le critique d'art du journal La Libre Parole, par exemple, la considérait comme "l'une des œuvres les plus hardies que l'on ait vues depuis longtemps" Elle s'impose par le dynamisme de la pose, l'équilibre des volumes et des vides donnant une impression de puissance et de légèreté.

Bourdelle disposait pour cette sculpture d'un modèle particulièrement athlétique, le commandant Doyen-Parigot. Rencontré chez Rodin, ce militaire possédait des caractéristiques physiques qui ont déterminé l'artiste à choisir pour sujet Héraclès.

Bourdelle représente le héros antique tirant ses flèches contre les oiseaux du lac Stymphale. Le modèle ne souhaitant pas être reconnu, Bourdelle a longuement retravaillé la tête de la sculpture. Il s'inspire pour la stylisation du visage, des œuvres grecques archaïques pour lesquelles il avait une grande admiration et dont les caractéristiques s'accordaient bien avec un sujet issu de la mythologie classique.

Ce jardin de style Art Déco a été légué au Conseil Général de Sein-et-Marne à la suite du décès de Rhodia Dufet, fille d'Antoine Bourdelle. Il a été aménagé par elle et Michel Dufet son époux entre 1967 et 1985. Leur projet était de créer un contrepoint en plein air au musée Bourdelle de Paris, utilisant la nature pour magnifier l’œuvre.

Source musée jardin Bourdelle

Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville
Musée-Jardin Bourdelle d'Egreville

L'acquisition des lieux

Jusqu'en 1966, l'emplacement occupé aujourd'hui par le musée-jardin était un ensemble de terres agricoles et de bâtiments ruraux, au cœur du Coudray, un hameau du village d'Egreville, situé dans la région du Gâtinais, au sud du département de S&M.

Entre 1966 et 1969, Michel Dufet et et son épouse, (...) achètent plusieurs parcelles contiguës, ce qui permet de constituer une propriété de près de 7000 m2. Ils entreprennent alors la création d'un jardin musée dédié à Antoine Bourdelle (1861-1929). 56 bronze originaux du sculpteur sont exposés en plein air, occupant parterres, potager et allées dans un ensemble cohérent créé, ex-nihilo. Cette création qui s'inspire de la tradition des parcs à la française et des jardins de l'époque art-déco, est semble-t-il la seule réalisation de jardin de Michel Dufet. L'acquisition progressive des parcelles à partir de 1966 explique l'organisation du jardin, réalisé en quatre temps. A chacune des quatre phases de réalisation du jardin, les statues ont été changé de place.

L’œuvre de Michel Dufet

Miche Dufet (1888-1985), architecte d'intérieur et gendre d'Antoine Bourdelle a dessiné le plan du jardin à l'âge de 80 ans. Il s'agit d'un jardin à la française, d'inspiration art décoratif. les espèces végétales ont été définies en fonction de leurs formes et de leurs coloris. le jardin a été créé comme un tableau, par touche, par effet de masses. M Dufet réalise une œuvre hétérogène et cohérente à la fois. Hétérogène car il mêle sans cloisonnement des espaces utilitaires et des espaces d'agréments. Cohérente grâce à ces différents éléments juxtaposés harmonieusement. la multiplication des axes de vues organise la visite à l'image d'un espace d'exposition où la portée du regard est dirigée ouverte ou limitée-ici par des rideaux d'arbres (peupliers) et des buissons (forsythias) taillés en barrière transparente. La réussite de MD réside dans le fait que les statues n'y sont pas réduites à du mobilier ornementale de jardin. Au contraire, le jardin valorise autant les œuvres de Bourdelle qu'il est mis en valeur par ces statues.

Le déclin du jardin

Après le décès en 1985 de MD, l'entretien du jardin diminue, un seul jardinier est présent une partie de la semaine. Rhodia s'intéresse avant tout aux œuvres de son père et à leur diffusion dans le monde.

Le dernier jardinier, M Albert Heurteubise fera de son mieux pour maintenir l’œuvre de MD mais les arbres deviennent trop imposant et recouvrent les sculptures. De plus, à partir de 2002, le jardin n'est plus entretenu et la sécheresse de 2003 parachève sa dégradation.

La reconstitution

Légué en 2002, au Conseil général de S&M par Rhodia Dufet-Bourdelle, le choix de sa restauration commencée en 2004, a été de reprendre l'ensemble du jardin en respectant ce lieu original tel qu'il a été légué par son créateur. les sculptures ont été conservées aux emplacements choisis par M Dufet et protégées.

La restauration du jardin, sous la conduite de l'architecte-paysagiste Françoise Phiquepal, a été faite selon un parti pris de fidélité à la fois au plan d'ensemble, au détail du dessin mais également aux végétaux qui avaient été choisis par Michel Dufet. la particularité de ce jardin est que ses axes sont matérialisés par des parterres et non par des allées. En conséquence, ils ne permettent aucune déambulation et ne sont donc pas des axes de circulation. D'où la différence majeure entre un jardin art-déco et un jardin à la française. les arbres et arbustes dégradés ou qui avaient subi une croissance excessive et incontrôlée ont été remplacés par des spécimens identiques. le fleurissement a été reconstitué d'après les indications portées par MD sur les plans, les commandes faites aux pépiniéristes et des photographies des années 1980. Les travaux ont débuté fin 2004 pour finir au moment de l'ouverture en juin 2005 (...)

Source musée jardin Bourdelle

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