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Chenonceau

Le château de Chenonceau est un des monuments les plus connus de France et par conséquent, l'un des plus fréquentés. Arrivés en fin de matinée, nous n'imaginions pas trouver tant de monde, nous n'étions pas seuls à vouloir profiter de cette belle journée de printemps

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Le potager, qui jouxte une ferme du XVIe siècle, nous offre une magnifique palette de couleurs, avec un champ de tulipes multicolores et odorantes.

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Le jardin de Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II, est entouré d’une levée de terre qui le protège des crues du Cher. Le chantier énorme dure cinq ans, on y plante des plantes potagères rares pour l'époque : melons, artichauts, concombres… on aménage le parc en vue des fêtes à venir. 
 

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Le jardin de Catherine de Médicis En 1559, Henri II meurt, sa veuve, Catherine de Médicis, force la main à sa rivale, Diane de Poitiers, prend possession de Chenonceau et crée  son jardin, lequel a perdu au fil des siècles bien des ornements, statues, fabriques, volières d’oiseaux exotiques… 

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Le donjon est le seul vestige du château primitif, mais ne ressemble plus à un donjon médiéval.

Nous entrons dans le château et commençons notre visite.

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La chapelle dont les vitraux entièrement refaits, sont contemporains. On remarque la tribune, d'où le roi pouvait assister à la messe, ainsi qu'une Vierge à l'enfant en marbre de Carrare du XVIe siècle.

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Un plafond à caissons de type italien orne un minuscule cabinet de travail. 

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Les différentes vues depuis les fenêtres, nous rappelle que nous sommes sur un pont, au-dessus de l'eau.

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Nous voici dans la grande galerie. Une grande salle qui fut salle de bal, salle d'hôpital lors de la première guerre et point de passage de la ligne de démarcation lors de la dernière.

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Le salon François 1er, meubles et décors sont d'époque Renaissance. Ce salon rappelle le souvenir de François 1er qui fut accueilli par Catherine Briçonnet à Chenonceau

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Portrait de Louis XIV, offert par le roi, en souvenir de sa visite à Chenonceau en 1650.

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La "Chambre des cinq reines" est entièrement recouvertes de précieuses tapisseries des Flandres

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Plafond peint au XVIIIe pour Louise Dupin, dans un minuscule cabinet d’estampes.

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La chambre de Catherine de Médicis : mobilier et tapisseries des Flandres du XVIe.

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Chambre de César de Vendôme.

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La chambre de Louise de Lorraine est entièrement tendue de Noire en signe de deuil, à la perte de son époux, Henri III.

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L'office et les cuisines, situés dans les premiers piliers du pont, juste au-dessus du niveau d'eau de la rivière, ils se présentent en une suite de pièces étroites. On ne peut imaginer cuisine plus mal pratique avec ses corridors et escaliers de liaison entre chaque pilier. L'étroitesse des lieux complique un peu la visite en temps de grande influence, mais les collections de cuivre, de grès, tous les objets réunis, les meubles, les magnifiques bouquets ont un charme fou.

 

Un petit rappel historique

Au XVIe, T. Bohier, receveur des finances en Normandie achète un château féodal, au bord du Cher, le rase pour construire, avec son épouse, fille de puissants financiers, un élégant château Renaissance.  A leurs décès, leur fils, pour éponger les dettes, est obligé de faire don du domaine au roi François Ier.

En 1547, Henri II offre Chenonceau à sa favorite, Diane de Poitiers, celle-ci y développe l'élevage du vers à soie, la culture des vignobles… et prolonge le château d’un pont que Catherine de Médicis surmontera, plus tard, d’une galerie.

En 1559, Catherine de Médicis, veuve de Henri II, oblige sa rivale à échanger le domaine avec Chaumont, elle relève la dîme, les droits de fermage, crée une manufacture de draps de soie, fait venir des cépages de Champagne, élevant son vin au rang de grand cru. Les jardins deviennent le théâtre de fêtes somptueuses.

A sa mort en 1589, Louise de Lorraine, épouse de Henri III hérite de Chenonceau. Devenue veuve, d’un homme n’aimant que ses mignons, elle s’y retire en compagnie de religieuses et y meurt en 1601. Le château est alors délaissé par la cour.

La duchesse de Vendôme, épouse de César de Vendôme, bâtard de Henri IV et de la belle Gabrielle d’Estrée reprend le flambeau jusqu’en 1669, sans lui redonner autant d’éclat.

Il faut attendre le XVIIe et Louise Dupin, une sociétaire de la Comédie Française, pour que le château reprenne vie, avec la tenue d’un salon littéraire et philosophique où Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Buffon sont reçus.

Au XIXe, une femme encore, Marguerite Pelouze se ruine pour redonner à Chenonceau son lustre d’antan sans y parvenir. 

En 1913, le domaine est mis aux enchères, racheté par la famille Menier, industriels du chocolat. Depuis les années 1950, cette famille restaure entièrement le château et l’ouvre au public.

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