Par Sylviemojo
Nous poursuivons cette journée par la visite de la collégiale Saint-Martin de Champeaux que l'on aperçoit depuis le chemin de ronde du château de Blandy-les-Tours, autant dire que nous restons dans le secteur proche.
La collégiale de Champeaux, un style gothique épuré.
Un intérieur plus orné, avec des restes de polychromie, quelques éléments de vitraux du XVe, des culs de lampes et des chapiteaux sculptés.
Ce n'est pas notre première visite, mais jamais, nous n'avons eu la chance de trouver autant de clarté dans l'église, nous l'avons toujours visitée dans la pénombre de jours gris, c'est un réel plaisir de découvrir un édifice lumineux.
Nous découvrons également les miséricordes, toutes différentes.
Les stalles de Champeaux ont été réalisées par un certain Falaize, menuisier à Paris, en 1522.
Au nombre de 54, réparties sur les deux côtés du transept, elles forment un ensemble unique dans la région car elles ont toutes les miséricordes sculptées, dignes du plus grand intérêt et dont la signification n'est pas toujours évidente.
Leur style est encore empreint des caractères de l'art du Moyen-Age, mais déjà on sent l'influence de l'art de la Renaissance.
Un texte extrait de http://www.collegialedechampeaux.com/la-collegiale/son-patrimoine/
Quelques mots d'histoire
" Cette collégiale compte parmi les plus grandes églises gothiques des XIIe et XIIIe siècles d'Île de France ; la prospérité des chanoines a permis la construction d'une église aux qualités remarquables. Ses stalles Renaissance et ses remarquables vitraux figurent parmi les réalisations artistiques notables des XVe et XVIe siècles.
Champeaux est aux XIe et XIIe siècles, un centre de théologie réputé et le siège d'une école de chantres dans la mouvance de celle de Notre-Dame. Guillaume de Champeaux, philosophe et théologien, maître d'Abélard, y voit le jour vers 1070. Ce rayonnement culturel dû à la présence des principaux théologiens du Moyen-Age s'affaiblit au cours des siècles. les derniers chanoines quittent définitivement les lieux en 1793.
La survie du bâtiment est assurée par la destruction, en 1792, de l'église voisine, Notre-dame, et le transfert consécutif du culte paroissial, dans la collégiale.
Après la Révolution, la collégiale est en très mauvais état. Son classement au titre des monuments historiques, par liste, en 1840, permet d'engager les premiers travaux, de 1844 à 1849. La première véritable campagne de restauration du bâtiment s'échelonne de 1891 à 1905.
La collégiale présente une riche décoration intérieure :
La collégiale recèle de nombreuses autres œuvres remarquables, dont de nombreuses dalles funéraires des XIIIe et XIVe siècles (classées en 1955) dont plusieurs ont été relevées et mises le long des murs. "
Un texte extrait de http://archives.seine-et-marne.fr/collegiale-saint-martin-de-champeaux
Hébergé par Overblog

