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Les Journées du Patrimoine à Moulins

Dans l'annexe du musée de la Visitation, voici, pour les amatrices de broderie, une magnifique exposition, dont je vous propose un extrait du dossier de presse et ses images, la prise de photos étant interdite au public.

Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins

L’expo en un clin d’œil

Les trésors de la sacristie de la Visitation de Fribourg sont exposés pour la première fois, dans une mise en scène invitant au voyage. Cette maison fondée en 1635 contient depuis quatre siècles un patrimoine rarement conservé en France, suite aux destructions de la Révolution française. Le public pourra découvrir de précieux souvenirs comme du mobilier d’argent, des compositions de papiers découpés et d’impressionnants reliquaires en bois doré.

La plus grande richesse de ce fonds unique est sans conteste un large ensemble de vêtements et de décors du XVIIe au XXe siècle. Ils sont taillés dans les étoffes en soieries précieuses, et ornés de magnifiques broderies d’or, d’argent et de soies. On découvre dans les dessins de ces décors toute l’influence des arts décoratifs de France, d’Allemagne et d’Italie. Pour mieux apprécier les spécificités des œuvres suisses, le musée expose à leurs côtés de splendides pièces issues de trois sacristies visitandines du nord de l'Italie. Un véritable langage floral s’exprime dans ces travaux manuels, héritage des riches florilèges du début du XVIIe siècle mais qui restent en usage sur les vêtements créés par les moniales jusqu’à aujourd’hui. Le visiteur déambulera dans un paradis méconnu où s’épanouit une grande variété de fleurs aux couleurs chatoyantes.

Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
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Les Journées du Patrimoine à Moulins
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Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
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Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins
Les Journées du Patrimoine à Moulins

L’art de la broderie

Le Musée de la Visitation vous propose la visite d’une collection unique et totalement inédite : le patrimoine du monastère de la Visitation de Fribourg, au premier rang desquelles des œuvres brodées par ou pour les visitandines.

Cette exposition rassemble près de deux cents pièces textiles brodées, ou taillées dans des soieries de grande qualité : vêtements liturgiques, parements d’autels, tentures et bien d’autres encore ; ensemble d’autant plus rare que la plupart des œuvres sont dans un parfait état de conservation.

Vous admirerez le talent des visitandines pour mêler les soies chatoyantes à l’or et à l’argent. De ces fils et de leur aiguille, elles créent des décors somptueux, emplis d’élégants rinceaux, d’oiseaux et de myriades de fleurs chamarrées.

Dans une atmosphère intimiste, vous ressentirez l’ambiance monacale dans laquelle ces œuvres ont été minutieusement conçues, patiemment exécutées et surtout précieusement conservées.

Pourquoi exposer ces trésors suisses dans le centre de la France ? Sainte Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation, est morte à Moulins en 1641. Depuis 1991, Moulins accueille une exposition permanente, devenue musée de la Visitation, consacrée à la valorisation et la sauvegarde du patrimoine artistique de cet ordre. La Visitation de Fribourg, quant à elle a pris conscience, avec l’aide des Services des Biens Culturels de l’État, de la qualité et de l’intérêt de son vestiaire liturgique qui a la particularité d’être conservé, entretenu, transformé dans un même lieu depuis 1635.

A la suite du succès de « De Fleurs en aiguilles », l’exposition sur les broderies françaises organisée en 2009, le Musée de la Visitation a proposé aux moniales fribourgeoises de présenter au public ce riche fonds textile. Pour mieux apprécier les spécificités des œuvres suisses, le musée expose à leurs côtés de splendides pièces issues de trois sacristies du nord de l'Italie. (...)

Faste à l’époque baroque

Le visiteur est accueilli par une mise en scène somptueuse : le décor textile de la chapelle de la Visitation de Fribourg pour les Fêtes de la béatification de Jeanne-Françoise Frémyot. Les broderies d’or sur drap d’argent sont inspirées du style baroque en vogue à l’époque dans l’Europe entière. L’ensemble montre aussi comment les religieuses réemploient de précieuses tentures civiles pour animer le maître autel de leur église.

La broderie florale

La broderie est un moyen de décoration idéal, à la fois par la simplicité de l’outillage nécessaire et par la variété des matériaux pouvant être employés. Elle a toujours été particulièrement apte à embellir un vêtement, à illustrer un symbole ou à raconter une histoire. De plus, sa grande souplesse d’exécution, qui ne nécessite pas une lourde infrastructure ou des métiers nécessairement encombrants, et où plusieurs personnes peuvent être employées à la fois, permet une mise en œuvre aisée et facilite son application sur toutes les surfaces textiles à décorer.

La broderie diffère du tissage ou de la tapisserie car le décor est postérieur et vient se surajouter sur le tissu du fond, un peu à la manière de la peinture où les couleurs sont appliquées sur une toile ou un panneau préexistant. Du reste, on parle fréquemment, pour la broderie, de « peinture à l’aiguille » lorsque les fils de soie ou de laine habilement disposés sont utilisés pour représenter des figures et des scènes diverses. Pour appréhender cette technique, l’exposition débute par la présentation du matériel nécessaire à la broderie et d’exemples de broderies non encore appliquées sur un ornement.

Une place particulière est réservée par les visitandines au décor floral, extrêmement prisé dans les couvents depuis le XVIIe siècle. Sous les formes les plus variées, individuelles ou en bouquet, agrémentées de rubans ou disposées dans des vases ou des corbeilles, brodées de soie aux couleurs vives et chatoyantes, les fleurs investissent une grande partie du décor, effaçant même parfois tout motif religieux.

Ce phénomène de mode, lié à deux innovations du début du XVIIe siècle, la création de jardins botaniques et la publication de florilèges gravés, fut sensible également dans le domaine civil. Toutefois, il prit une ampleur particulière sur les ornements liturgiques confectionnés dans les monastères, grâce au symbolisme affecté depuis longtemps à chaque espèce de fleurs en raison de leurs couleurs, de leurs formes, voire de leur odeur …, et grâce aussi au pouvoir des fleurs de refléter avec éclat les merveilles de la Création sous l’une de ses formes les plus séduisantes. Devenue parfois le sujet même du décor, la représentation florale s’est métamorphosée en quelque sorte en acte de louange à l’égard du Créateur.

Des œuvres réalisées à l’ombre des cloîtres

L’art de la broderie a fleuri de tous temps dans les monastères féminins qui pratiquaient les diverses opérations relatives à la création et à l’ornementation des étoffes. Cette pratique était destinée en premier lieu à leur propre usage, mais également à leur procurer des ressources par la vente de leurs travaux.

La confection d’ornements liturgiques était quasiment inséparable de la condition monastique féminine, et le bénéfice spirituel de ces occupations, pratiquées dans le silence de la clôture et propices au recueillement et à la méditation, n’était pas négligeable. Là encore, les religieuses avaient comme modèle la Vierge Marie qui, d’après la tradition, tissait ou brodait au Temple, unissant idéalement ferveur et travail artisanal.

C’est à l’ombre de ces cloîtres que l’exposition vous invite à admirer plus de 120 vêtements liturgiques brodés d’or et de soie, de fleurs et d’arabesques. Ils sont accompagnés de calices, de chandeliers, de tabernacle d’argent pour lesquels ces ornements ont été créés.

Dans la plupart des cas, les ornements présentent deux types de décor qui s’entremêlent plus ou moins : les uns sont des motifs purement décoratifs qui «encadrent» les seconds et contribuent à les mettre en valeur, et les autres sont des figures, des scènes ou des motifs porteurs d’une signification particulière.

Étonnement, contrairement aux vêtements italiens présentés à leurs côtés, les ornements suisses sont presque tous dépourvus de toute iconographie. Deux raisons peuvent expliquer cela : l’influence de la pensée protestante, majoritaire en Suisse depuis Calvin, et la nature civile de certaines broderies réemployées puis copiée par les visitandines.

Ils dépendent de la mode de leur époque, consistent en rinceaux, fleurs, entrelacs, «motifs d’orfèvrerie», cornes d’abondances, cartouches plus ou moins complexes, rayons, symbolique eucharistique (blé et raisin), architectures néogothiques,…

Trésor sacré

Aux côtés des « costumes de scène religieux » que sont les chasubles, les chapes et les dalmatiques, l’exposition présente aussi nombre d’objets utilisés dans le culte catholique ou conservés par les visitandines de Fribourg depuis des siècles comme des reliquaires en bois dorés, des pièces d’orfèvrerie, des travaux de dévotion en papier découpés. Ils participent à la réussite esthétique de la mise en scène et permettent au visiteur de replacer dans leur contexte ces beaux vêtements brodés. (...)

Source : site du musée de la Visitation à Moulins

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