Par Sylviemojo
Arrivés vers midi, nous sommes seuls dans l'enclos d'immersion des Varis roux. Un Vari s'approche de moi jusqu'à sentir mes bâtons de marche. Il lève la tête et me regarde. Je recule doucement, il s'éloigne, ouf ! Je n'ai pas envie de lui servir de perchoir car parfois, ils en profitent pour "marquer" en faisant leurs besoins.
Puis, l'un d'eux commence à vocaliser. ce qui au début n'est qu'un faible grognement, devient crescendo un cri puissant audible à l'autre bout du parc, d'autant que tout le groupe se joint au concert. C'est une autre manière de revendiquer leur territoire, il est temps pour nous de nous esquiver.
Dans le second enclos d'immersion, les Lémures à ventre roux sont plus distants, l'un d'eux, perché dans un arbre se délecte de rameaux en bourgeon. Les Makis catta groupés, mangent de l'herbe pendant que d'autres sont perchés dans un buisson.
Sur une île, les Varis noirs et blancs prennent le soleil. Sur une autre, un couple de Varis noirs fait de même, en photo, c'est la femelle avec ses favoris hirsutes.
Les Saïmiris ne profitent toujours pas de leur île, ils n'osent pas franchir la passerelle grillagée qui surplombe l'eau. C'est dommage, ils auraient beaucoup plus de place.
Chez les Ocelots, un petit est né en octobre dernier. Aujourd’hui âgé de quatre mois, il reste encore un peu en retrait de la vue des visiteurs.
Les Jaguarondis ne sont pas bien gros, tout juste deux kilos, deux kilos et demi, mais leurs dents semblent bien pointues.
Chez les Zèbres, une naissance est attendue.
Les Watusis, toujours aussi impressionnants sont, pour une fois, assez proches, ils sont en compagnie des Autruches.
Un Cacatoès, curieux, s'approche. Dans la volière voisine, deux Aras sommeillent au soleil d'hiver. Plus loin, les Gris du Gabon partagent une vaste volière avec d'autres perroquets. Ils ont une bien meilleure vie que chez certains particuliers qui les maintiennent presque toujours seuls, dans de minuscules cages où ils ne peuvent voler.
Haut perché, tacheté et grandes oreilles, vous le reconnaissez certainement, c'est le Serval. Remarquez comme celui qui est couché dans les bambous se fond dans le décor.
Beaucoup plus imposant, voici le roi Lion.
Presque un an après leur arrivée, les quatre Guépards sont très à l'aise dans leur enclos. L'un d'eux joue avec une branche et nous offre un spectacle "pattes en l'air".
Les Dromadaires et les Buffles, sont beaucoup plus calmes.
Les Grues couronnées ont perdu une partie de leur coiffe, mais elles restent superbes. Quant aux Pintades de Namibie, elles sont moins bruyantes que d'habitude, mais tout de même un peu inquiètes.
Nous remarquons qu'un Milan plane au-dessus du parc, la vigie du clan des Suricates l'a vu également.
Les Loutres sont en grappe et profitent du soleil.
Les Tigres sont pour une fois, bien visibles. La plus jeune est en embuscade derrière la vitre. Elle se fait très discrète derrière une touffe de bambous. Cela marche, les visiteurs ne la remarquent pas tout de suite alors qu'elle est à deux mètres d'eux.
Les Dingos sont couchés sur le point haut de l'enclos. Ils aboient lors de l'arrivée de visiteurs bruyants.
Chez les Émeus d'Australie nous assistons à un concert étonnant, c'est la saison des amours. Une femelle gonfle son cou et émet un son grave continu qui se termine en tambourinage très assourdi. Peut-être n'y a-t-il que des femelles car nous n'entendons pas la réponse du mâle qui s'apparente à un long rot...
Voici les Tapirs d'Amérique du sud. L'un d'eux grignote une souche, qu'y a-t-il dessus ?
Nous faisons une halte face à notre enclos préféré, si paisible, celui des Lamas et des Nandous d'Amérique.
Comme toujours, les Daims restent loin du public qui passe dans leur enclos.
Bien entendu, il n'y a pas d'immersion dans l'enclos des Bisons d'Amérique et des Cerfs élaphe. A noter que le Cerf a perdu ses bois majestueux.
Les Maras de Patagonie partagent un grand enclos d'immersion avec des Nandous et des Capybaras.
Les Loups du Canada ont revêtu leur pelage d'hiver, ils ont également pris du poids ce qui leur permet de mieux combattre le froid. Ils sont bien plus beaux qu'en fin de printemps, quand leur toison part en lambeaux.
Nous terminons notre visite avec les Chiens de prairie, petits rongeurs ressemblant à une marmotte en miniature.
Les Loups arctiques ne figurent pas dans cet article car ils restent loin de notre vue, roulés en boule au fond de l'enclos.
Les Ours, quant à eux, sont en hivernation. Ils vivent au ralentis dans leur tanière, sans pour autant être complètement coupés du monde extérieur. Un fort stimuli peut les sortir de leur torpeur et dans la nature, cela leur permet de chasser un intrus. Il faut croire que nos ours ont le sommeil lourd puisque nous n'avons vu personne dans leur enclos, alors que les abords sont en chantier. Un nouvel espace va, dès le mois de juin, agrandir leur enclos et améliorer leur condition de vie.
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