Par Sylviemojo
Pescheray, ancien domaine seigneurial du XVIe siècle, devient un Ésat en 1968. Des personnes en situation de handicape y sont formées à divers métiers, tant dans le domaine agricole (espaces verts, agriculture, gestion de forêt...) que touristique (restauration, animation et domaine zoologique).
C'est dans ce dernier, que nous faisons des rencontres inédites au cours d'une longue promenade forestière. Le mot rencontre est parfois à prendre au sens propre pour certaines espèces, car nous traversons plusieurs enclos d'immersion où les animaux viennent au contact.
Pescheray se démarque des autres parcs par le choix de ses pensionnaires :
Les Pintades de Namibie côtoient les animaux de basse-cour. Elles sont cependant plus réservées et se tiennent en retrait.
Beaucoup des animaux domestiques européens ont peu à peu disparu, au profit de races plus prolifiques, mais elles reviennent avec leurs atouts, elles sont très bien adaptées à leur milieu et leur climat ce qui les rend moins fragiles que les sélections modernes.
Les Alpagas ont la possibilité de passer en dehors des limites de leur enclos, ce que l'un d'eux ne manque pas de faire à notre arrivée. Heureusement, l'Alpaga est domestique et d'un naturel doux, mais il faut dire que c'est intéressé, car le public peut acheter des gobelets de granulés et les animaux en sont gourmands.
Pour notre part, nous renonçons aux granulés. J'ai besoin de mes deux mains pour tenir mes indispensables bâtons de marche et Gilbert, de même, pour prendre ses photos.
Ces Vautours sont des oiseaux accidentés qui ne sont plus aptes à vivre dans la nature. Des couples se sont formés et leurs petits, eux, partiront en Bulgarie ou dans d'autres zones protégées de réintroduction.
Les Bouquetins, dans un immense enclos très pentu, sont curieux mais farouches et ne s'approchent pas. Les mâles ont des cornes gigantesques, ce qui indique qu'ils ont un âge avancé.
Les cornes des Mouflons à manchettes sont moins impressionnantes, mais nous apprécions tout de même, de ne pas avoir à traverser leur enclos.
Les Cerfs sika du Vietnam sont plus fins et plus petits que ceux de nos forêts. Ils restent bien en vue lors de notre arrivée.
Il n'y pas d'avantage de stress chez les Cerfs sika du Japon.
Une équipe du parc procède au ratissage de l'enclos, nous rabattant ainsi le groupe de Grues demoiselle, directement à nos pieds.
Les Loups gris sont notre grand coup de cœur du jour et une des raisons de notre venue dans ce parc. Nous faisons un premier crochet devant leur enclos, en début de visite, puis un second passage en fin de parcours.
Chaque fois, le couple Alpha vient à l'approche tout en restant à distance. C'est leur manière de revendiquer leur territoire. Comme souvent, le cliquetis de mes bâtons sur le sol intrigue et ils me fixent, plutôt que de regarder l'objectif.
Face aux loups, l'enclos des Cerfs élaphe et Aurochs est vaste et laisse une large distance de sécurité aux animaux. Nous avons la chance, lors de notre second passage, de les approcher alors qu'ils se nourrissent.
Les Loups arctiques ne tiennent pas en place, des soigneurs sont dans les parages.
Les Yacks sont en pleine rumination.
Le Tarpan est un hôte tout aussi rare.
Nous connaissons le Bison d'Amérique, mais ici, ce sont des Bisons d'Europe. Leur tête est moins massive et leur robe moins foncée. Ils figurent également parmi les animaux peints dans les grottes.
Le domaine de Pescheray participe au programme de réintroduction du Bison d'Europe. Les jeunes qui naissent partent pour les Carpates, en Roumanie et après un temps d'adaptation, sont lâchés en liberté dans une vaste zone forestière.
Voici une jolie expérience, l'enclos d'immersion avec les Mouflons et les Daims. Tandis que les premiers ruminent, sans s'occuper de nous, certains Daims nous accompagnent et restent très près de nous, sans doute à la recherche des granulés tant convoités, mais aussi parce que nous ne faisons aucun geste pour tenter de les caresser.
Les Wallabies sont en ordre dispersé, chacun cherche un petit coin de soleil confortable. Observez qu'il y a un petit dans une poche.
Nous assistons une nouvelle fois, à un concert des femelles Émeu, souvenez-vous, leur cri ressemble à un tambourinement rythmé. J'ai mis une courte vidéo dans un autre article.
https://www.lesbaladesdegiletsy.fr/2023/03/connaissez-vous-le-chant-d-amour-de-la-femelle-emeu.html
Les Cerfs Axis, bien plus timides que les Daims, ne s'approchent pas.
Plusieurs volières accueillent des cigognes. Je suppose que ce sont des animaux blessés qui finiront leur vie ici.
Les deux Lynx sont en pleine sieste. Je vous présente celui que nous voyons le mieux.
Chez les Ratons laveurs, on se réchauffe en groupe ou on cherche à manger.
Chez les Suricates, on ne met pas une moustache dehors, on ne quitte pas la lampe chauffante. A noter qu'il y a des jeunes. (comme chez les Ratons laveurs)
La Chouette de l'Oural fait sa nuit. C'est un magnifique oiseau que nous n'avions pas encore vu.
La Chouette effraie nous est plus familière.
Beaucoup moins gracieux, voici l'Elan d'Europe, nous en avions aperçu au Parc d'Auvergne.
Le dimorphisme sexuel est très marqué chez l'Harfang des neiges, ce qui permet, de les différencier facilement.
Encore une très belle espèce avec ces Hiboux grand duc. A noter que les volières sont assez grandes et surtout bien hautes.
Un autre coup de cœur pour les Renards polaires. J'ai eu un franc succès en arrivant avec mes bâtons, celui-ci ne me quitte pas des yeux. Quand je pense que certains les élèvent pour leur fourrure ☹...
Les Lamas, occupés à manger, prennent le temps de s'assurer que nous ne proposons pas de granulés.
Deux choses surprenantes chez cette chèvre, ses oreilles pendantes et son immense taille.
Avec la poule entièrement noire, le mouton Jacob est l'animal domestique qui nous a surement le plus étonnés.
Le Muntjac de Reeves nous observe, prêt à détaler.
Une halte auprès de la famille Loutre cendrée nous permet d'apercevoir deux petits nés en décembre dernier.
Nous voici dans le dernier enclos d'immersion, chez les Lémurs bruns de Mayotte. Le soleil se fait moins chaud et l'activité aperçue de loin, en début d'après-midi, n'est plus d'actualité.
Je ne vous présente plus les Tapirs et les Capybaras. Il y a de l'amour dans l'air dans cet enclos !
Plusieurs Paons vivent librement dans le parc. Celui-ci nous offre une superbe roue.
Et pour achever la balade, je vous présente un cousin du Raton laveur, le Raton crabier. Originaire également du continent américain, ce dernier vit en Amérique du sud dans les zones de rivages. Il est omnivore et mange aussi bien des baies, insectes, poissons coquillages, que des crustacés, dont les crabes qui lui donnent son nom.
Ce parc qui n'est pas très médiatisé nous a beaucoup plu. Nous avons aimé la diversité des animaux, la possibilité de voir des espèces peu présentes en parc, les enclos d'immersion.
Tous les animaux que nous avons vus ne figurent pas dans l'article, certains restent un peu loin ou nous tournent le dos, d'autres restent au chaud, tout en ayant accès libre à l'extérieur. Nous avons ainsi vu les Saïmiris chahuter dans leur loge, les Ocelots dormir face à nous... Beaucoup d'oiseaux sont perdus dans la végétation de volière au fin grillage, ce qui rend la mise au point difficile.
Nous avons quelques regrets, les rendez-vous manqués avec la Genette qui dort, quasi invisible, roulée en boule dans un creux ou la Tayra, dont l'enclos en travaux est vide de ses occupants, alors que la Tayra est toujours présente au parc et vient d'avoir un petit. Même chose pour les Chacals dorés.
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