Par Sylviemojo
Commençons cette visite par le Chat des Sables et une agréable surprise dans un des enclos, une femelle veille sur ses trois petits qui jouent. La reconstitution d'un milieu rocheux leur offre la possibilité de grimper, de se cacher pour sauter sur le premier qui passe, un terrain de jeu idéal pour des chatons. Pendant ce temps là, les adultes présents dans les enclos voisins, dorment.
En danger d'extinction, originaire des zones arides d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et d'Asie centrale, ce félin est de petite taille, de 1,5 kg à 3,5kg. Sa robe couleur sable, rayée, l'habille d'une parfaite tenue de camouflage qui le rend difficile à observer, même dans ces enclos.
Dans la nature, ce chat est solitaire et plutôt nocturne. Se protégeant ainsi de la chaleur, il chasse de nuit ; rongeurs, reptiles et insectes, qui lui permettent de se passer d'eau, en lui apportant tout le liquide dont il a besoin. A Lumigny, ils vivent dans une serre, en hiver, des lampes leur offrent des points chauds car ils craignent l’humidité qui favorise l'apparition de maladies respiratoires qui peuvent leur être fatales.
Il ressemble comme deux gouttes d'eau à nos chats domestiques, c'est le Chat de Gordoni, ou Chat des Sables d'Arabie. Sous-espèce du Chat des Sables, son mode de vie est identique, il est à l'origine de nos chats de maison.
Toujours dans le circuit Afrique, voici un Serval. Il s'installe face à moi pour une toilette... de chat. Hélas trop près du grillage, pas terrible pour les photos. Mais j'ai profité du moment pour le détailler comme jamais.
Dans l'enclos des Panthères de Perse, les habitués commencent toujours par chercher dans les branches de ce grand chêne.
Le moment le plus apprécié, reste celui où, l'une d'elles rejoint en deux bonds son perchoir. La première fois que nous avions assisté à cette scène, une grande branche, tronçonnée depuis, nous avait semblée bien près de la clôture... C'était impressionnant de voir cette panthère, presque au-dessus de nous, nous observer depuis ce perchoir.
Que guettait cette panthère, immobile dans cette position durant de longues minutes ? Un oiseau, un lapin ? Je donne ma langue au chat, je n'ai rien vu.
Je suis très heureuse de ces images, c'est la première fois depuis bien longtemps que ces Caracals sont aussi visibles. Le mâle, reconnaissable à ses bajoues, somnole au soleil. La femelle, attentive et quasi immobile, observe un pigeon ramier perché non loin d'elle. Au début, ses yeux et ses oreilles sont les seuls à bouger, puis, elle commence à déplier ses pattes, changer de posture, mais le pigeon s'envole avant qu'elle ne s'approche et bondisse.
Originaire d'Afrique, du Moyen-orient ou d'Asie Centrale, le Caracal affectionne, la savane, les milieux désertiques. Il est plus grand que les Chats du désert ou des sables, puisqu'il pèse de 8 à 18 kg.
Certains, fascinés par son look atypique essaient d'en faire un animal de compagnie, ou tout aussi navrant, l'hybrident. En France, sa détention est soumise à un certificat de capacité, son hybridation est interdite, mais cela n'empêche pas un important trafic.
Dans l'enclos des Panthères noires d'Afrique, c'est le calme plat. Le mâle et ses trois femelles sont sortis, le petit de l'an passé est parti rejoindre un autre parc.
Me voici dans le tout nouveau secteur, celui du grand Nord. Sur une passerelle en surplomb, les visiteurs peuvent avancer entre deux enclos, celui des Loups arctiques et celui des Ours polaires.
Une animation a concentré plusieurs groupes sur cette passerelle et c'est compliqué. Malgré l'interdiction, des enfants y courent et crient, la passerelle, métallique, vibre, produisant beaucoup de bruit. Ce n'est pas le meilleur moment de la visite.
Tandis que les loups, curieux, courent en suivant les enfants, les Ours, ne s'approchent pas de toute cette agitation et ne viennent même pas pour leur goûter. Je les aperçois de si loin, qu'aucune photo n'est possible, car leur enclos fait plusieurs hectares.
C'est dans les plaines d'Amérique du Sud que vit le Loup à crinière. Un grand canidé à tête de renard, qui n'est ni renard, ni loup, comme pourrait le faire penser son nom populaire. Il vit en solitaire et chasse de nuit. Omnivore, il consomme de petits mammifères, des oiseaux ou des fruits. Ses longues pattes lui permettent d'observer son environnement, au milieu des hautes herbes des plaines.
Depuis l'arrivée de la femelle en mars, je n'ai jamais réussi à l'apercevoir. Depuis peu, un mâle l'a rejointe et la mise en contact semble bien se passer. Pour la première fois, je vois un loup à crinière qui fait les cent pas, dans le pré-enclos accolé aux loges. Une fois le couple bien soudé, j'espère qu'ils seront plus faciles à observer, pour avoir de belles images à vous montrer et peut-être, celles d'une portée dès l'an prochain...
Complètement habitués aux passages des visiteurs, pas du tout stressés, voici les Pumas d'Amérique.
Les Lynx roux d'Amérique du Nord ou Bobcats sont aux aguets, un oiseau ou un petit mammifère monopolise toute leur attention.
Retour en Afrique avec les Lions blancs de Kruger, pour un moment de tendresse entre le mâle et une des femelles.
Passage en Europe, avec le Chat forestier. J'espérai voir une portée, mais la femelle n'était pas sortie.
Une image du mâle Jaguar d'Amérique centrale et du Sud qui inspecte son enclos et hume l'air.
Puis nous voici en Asie (extrême Est de la Russie) avec un félin des plus menacés, la Panthère de l'Amour. Le commerce de sa fourrure et la déforestation sont responsable de la raréfaction de l'espèce qui ne compte plus qu'une centaine d'individus à l'état sauvage.
Bien plus petit, voici le Chat Léopard de Sibérie.
Toujours en Asie, ce sont les Tigres de Sibérie. La jeune femelle née l'an dernier est partie dans un autre parc, son frère pas encore. Il y a parfois des conflits.
Toujours en secteur Asie, le couple de Panthères des Neiges se repose, perché sur la même cabane.
Les Tigres de Malaisie sont à leur place favorite.
Et pour finir, quelques images du début de ma balade, où je suis passée par une voie que je ne prends habituellement pas. De là, on voit les animaux de ferme, ainsi que les Alpagas.
Je me suis intéressée à une nappe de fleurs mauves, ce ne sont pas des crocus, mais des colchiques, plantes toxiques qui marquent la fin de l'été, comme dans la chanson enfantine.
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